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Traduction. — Toute chose sauf Dieu, te très haut, est périssable. Ceci est le tombeau de celle à qui Dieu fasse miséricorde, qui avait été gardée avec soin, qui recevra son pardon, Fatmà bent 'Abdallah, morte en couches , accablée d'affliction. Que Dieu lui fasse miséricorde ! 1211.
Cette inscription a été publiée par Devoulx (Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 34).
La formule initiale, qui présente un emploi peu logique du mot
U et l'orthographe incorrecte ^ pour J&, est la reproduction
exacte de celle qui commence l'épitaphe n° 58. La deuxième ligne est aussi la même dans l'une et l'autre inscription. Cette remarque infirme l'hypothèse de Devoulx, qui pensait pouvoir considérer l'inscription n° 58, comme s'appliquant à une vierge,, en raison des termes dans lesquels elle est rédigée : il s'agit ici d'une mère, et les épithètes sont les mêmes. C'est pourquoi j'ai fait des réserves sur l'opinion de Devoulx qui est simplement vraisemblable. Il est aussi naturel de voir dans ces qualificatifs une expression de la haute moralité des personnes défuntes. Dans les villes, en effet, les usages musulmans empêchent toute femme bien élevée de paraître au dehors, si ce n'est pour aller voir ses proches ou faire ses dévotions, le vendredi, sur les tombes des parents qu'elle a perdus.
Aux incorrections signalées plus haut viennent s'ajouter l'emploi fautif des masculins (j^il et à^j, et l'absence de points diacritiques sur le o de ^^*».
Le Livret de Berbrugger(l) fait connaître que la défunte appartenait à la famille de Mustafâ pacha; mais il reste muet sur l'emplacement qu'occupait le tombeau dont le mechhed de pied portait cette inscription.
L'an 1211 de l'hégire correspond aux années 1796-1797 de l'ère chrétienne.