‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 67 sur 99 · Ges noms, synonymes de Mohammed, désignent le Prophète · texte numérisé non relu

Ges noms, synonymes de Mohammed, désignent le Prophète

texte qu'il en a donné diffère un peu de l'original. C'est ainsi qu'on y lit : </li,b ,*jJj ,4^:jlU.I ,j~j^ îiii-*-^ i^' au neu de \i,\> ,Jb ,a*?jJUI ,£t«JUj , j^-jj ij^^'. L'orthographe incorrecte

du rédacteur concernant le mot jJ^. (pour j^) a été fidèlement reproduite par Devoulx.

Les vers qui composent cette épigraphe sont scandés sur le mètre rejez.

Le Livret explicatif de Berbrugger fait connaître que cette inscription est relative à la construction d'une porte en marbre au palais de la Jenînà en 1227 (1812). L'indication est confirmée dans une note relevée par Devoulx sur un registre du beylik et conçue dans ces termes : « L'an mil deux cent vingt-sept, le « dixième jour du mois de redjeb, sous le règne de l'éminent <( Elhadj Ali pacha, la porte du palais a été reconstruite en marbre « magnifique. Puisse Dieu bénir ce changement (1)! »

11 est étonnant que le nom du fondateur ait été passé sous silence. El-Hàjj 'Aly pacha régna de février 1809 à mars 1815.

L'an 1227 de l'hégire correspond aux années 1812-1813 de l'ère chrétienne ; en particulier, la date du 10 rejeb indiquée plus haut concorde avec celle du lundi 20 juillet 1812.

Alger.

Anciens magasins de l'Amirauté servant aujourd'hui de chapelle pour les marins de l'État.

Inscription turque.

Ecriture médiocre du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0m,03.

Table de marbre mesurant 0m,53 de hauteur sur lm,13 de largeur et encastrée dans le mur, en haut et à droite de la porte de la chapelle.

Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur cinq lignes scindées en deux parties dont chacune est enfermée dans un cartouche tracé comme les lettres. La date en chiffres est inscrite sous la seconde moitié delà 5e ligne.

1. Cette porte avait été déjà restaurée une première fois en 1042 (1632- 1633 è. c). Cf. l'inscription n° 22.

I fL*J t£-*)jl 4..*-.— jj-^ ^---^L-C O-»-»

Ç*^-J J—^ lÎJ— — ^ -*^-i 4—- >Jj*— >• «A-CO

• cîATi ^juJ j^-fj Jài-s- J^L^J-^ ,^1 ol-Olj)

ci!^- Il fU* Jlc ^ jjj^ ji-i -Ce J^X. jjîj!

Traduction. — Par l'ordre éminent du maître, du seigneur El-Hâjj 'Ali/ pacha, et grâce à sa haute sollicitude, les sept magasins ont été achevés. Qu'il soit à l'abri de l'infortune de ce monde perfide et, en un mot, qu'on ne se souvienne de lui que pour le bénir! Il s' est proposé la conservation des approvisionnements de la Porte de la guerre sainte. Qu'il soit délivré à jamais, dans les deux mondes, de l'affliction que causeT épouvante! Que ses ennemis malveillants, en ce monde périssable, soient toujours abattus! Dans les questions d'équité, sa parole, son zèle et ses efforts tiennent toujours le premier rang. Que la pensée de celui qui est la justice même soit réjouie par les délices du paradis ! Puisset-il être agréé par la Vérité et obtenir un rang élevé! Année 1229.

Cette inscription a été publiée par Devoulx {Revue africaine, année 1876, p. 478 et sq.); le texte qu'il en a donné diffère de celui-ci sur plusieurs points.

La Porte de la Guerre sainte (jl^A-l vO dont ^ est question (ligne 3) n'existe plus aujourd'hui; elle était située au point d'origine de la jetée Keyr Ed-Din (1).

L'expression j^ J^\, les deux mondes, désigne le monde terrestre et le monde céleste.

Les vers qui composent cette épigraphe sont des distiques à rimes alternantes scandés sur le mètre hezej.

El-Hâjj cAly pacha fut dey d'Alger de février 1809 à mars 1815.

L'an 1229 de l'hégire correspond aux années 1813-1814 de l'ère chrétienne.

Musée d'Alger.

Inscription arabe d'origine incertaine.

Écriture médiocre du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0m,05.

Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0,n,30 de hauteur sur 0m,26 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes enfermées dans des cartouches du même relief que les lettres.

\^j II ju->- çli-l ô, Jc || f jJM (jà\ f>i I çy*~J>\ jr} \**

|| ww c- jy ^\

Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui le Vivant, le Stable, fasse généreusement miséricorde, 'Aly ben El-Hâjj Houseyn. Que Dieu lui fasse miséricordel II est décédé en ï année 1229.

Cette inscription a été publiée par Devoulx (Êpigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 83 et sq.).

Le texte présenté par cet auteur omet le techdîd de ^>î-*J' et attribue à ^ un I qu'il n'a pas sur l'original et qu'il ne doit pas recevoir puisqu'il est au milieu d'une ligne et entre deux noms

Page 1