‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 69 sur 99 · Pour l'àme du défunt · texte numérisé non relu

Pour l'àme du défunt

ijiyme de ^jJa-a» plus communément employé, qui s'applique également au prophète Mohammed.

Les deuxième et troisième lignes forment les hémistiches d'un vers scandé sur le mètre hezej.

L'an 1230 de l'hégire correspond aux années 1814-1815 de l'ère chrétienne.

La stèle qui porte cette épitaphe était un mechhed de tête ; la présence de la date est à remarquer, car c'est sur la stèle de pied qu'elle apparaît dans les inscriptions rédigées en arabe.

Qasbà d'Alger.

Inscription turque placée à côté de la porte extérieure de la citadelle.

Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0m,07.

Table de marbre mesurant 0m,65 de hauteur sur lm,30 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur cinq lignes scindées en deux parties dont chacune est enfermée dans un cartouche du même relief que les lettres. La date est inscrite dans un cartouche séparé, sous la partie médiale de la dernière ligne.

Inédite.

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Traduction. — Qu'Alger se réjouisse et prolonge so?i

allégresse! Gloire à Dieu! La poudrière a reçu maintenant une organisation. En effet, pour tous les motifs qui la rendaient nécessaire, un modèle nouveau fut créé et on g donna tous les soins. Ce don de Dieu, Hdjj 'Ali/ pacha Amasiali (\)fa construit da?is la voie de Dieu, en vue de la guerre sainte. Beys victorieux, chargez les fusils avec sa poudre, lancez~la contre les infidèles et tirez-en vengeance. 'Alwy (2) a prononcé clairement (3) sa date : « En mil deux cent trente, elle a été achevée aux frais du trésor ». Année 1230.

Cette inscription était placée primitivement sur une fabrique de poudre nommée « Dàr-el-bâroûd », que M. Schultz, ancien consul de Suède, s'était chargé d'établir pour les Turcs. Ce bâtiment existe encore ; il est situé en bordure de la mer sur la route d'Alger à Saint-Eugène et est affecté à des services militaires. Les Européens le désignent sous le nom de caserne de la Salpôtrière.

Berbrugger, dans son étude sur Les casernes de janissaires à Alger (4), a donné de cette épigraphe une simple traduction due à Bresnier.

Le texte se compose de cinq vers scandés sur le mètre baslt.

Hàjj fAly pacha, fondateur de l'édifice, régna de février 1809 au 22 mars 1815. Comme l'an 1230 de l'hégire a commencé le 14 décembre 1814 et fini le 2 décembre 1815, il est constant que l'achèvement de la poudrière se place entre le 14 décembre 1814 et le 22 mars 1815.

Phare de l'Amirauté, à Alger.

Inscription turque d'origine incertaine.

Table de marbre mesurant 0m,33 de hauteur sur 0m,38 de largeur.

1. Né à Atuasia, ville d'Anatoiie (province de Sivàs), située par 40° 39' 5" de lat. N., et 33o 24' 15" de long. E.

2. Pseudonyme poétique (te/çallous) du rédacteur. Cf. le n° 141.

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