Qorân, en. in, vers
3. Qorân, ch. xlviii, vers. 3. La citation est légèrement dénaturée, car il
convient de lire ici Ûj^a^j au lieu de iSj*^:^ qui est la véritable leçon.
Grâces soient rendues! Le Maître [\) aproduit(2) V achèvement de sa prospérité. Après avoir appliqué ses efforts à le terminer, Huseyn pacha a prononcé avec joie son nom : « Borj mâ-bin » . Ce vizir, mine de générosité, en manifestant sa bienveillante bonté, a augmenté les appuis (3) du peuple musulman. [Ce fort) tel un dragon à sept têtes, répand le feu de tons côtés ; [le pacha) a garni ses murailles de canons qui ne mangent pas du miel (4). Il veut le salut, c'est chose faite (5). Quant à ses ennemis irréligieux (6), qu'ils augmentent l'abondance de leurs lamentations et de leurs cris de détresse. 0 mon Dieu ! fais cette grâce que la dignité de Huseyn pacha s accroisse et que, sous peu, il prenne de force à ses ennemis ce qu il désire.
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Revue africaine, t. XXI, année 1877, p. 49 et sq.). Mais le texte qu'il en a donné présente des omissions et de nombreuses inexactitudes qui ont entraîné des erreurs de traduction assez sérieuses. La plus remarquable est la transcription JU» jjjl ^ <2J>& au lieu de jjjl j* <LJu* JLL. que le texte porte très nettement. Devoulx a cru qu'il s'agissait là des sept forts de la Marine, tandis qu'il est fait allusion au dragon à sept têtes. En outre, il a confondu le persan jU, dans
(JjII, avec l'arabe jU, et le turc Jil avec l'arabe Jjl, ce qui lui a donné un sens qu'il n'a admis qu'avec réserve et qu'il a accompagné d'un point d'interrogation. Enfin, la dernière ligne tout entière fait défaut dans son texte.
L'original contient deux fautes d'orthographe qui méritent d'être signalées; on y lit : JjIjucI au lieu de JJjuI, et (JJ^-y au lieu de Jjl^l pluriel de l'arabe j^>. Il semble que cette dernière anomalie provienne d'une confusion qui se serait établie dans