j, ^j 41*. oJ^\J *i} Qorân., ch. n, vers
Ces inscriptions ont été publiées par Devoulx (Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 43 et sq.). C'est à l'aide de notes recueillies de 1830 à 1832 et qui lui avaienl été communiquées, que cet auteur a pu rétablir le texte. Les fragments de marbre réunis au Musée d'Alger ne contiennent, en effet, qu'une très faible partie de l'épitaphe ; ils étaient, en 1874, au nombre de dix, et si ce chiffre s'est, depuis lors, élevé à treize, c'est seulement à cause de la segmentation accidentelle de trois d'entre eux. La présente transcription n'est que la reproduction exacte de celle de Devoulx. 11 n'existe guère entre les deux traductions que des différences de forme. Pourtant je n'ai pas cru pouvoir conserver au participe j jMI (face ouest, 1°, 6e ligne) la signification que Devoulx lui avait attribuée. Ce mot, qu'il a rendu par « qui a disparu », prend plutôt ici le sens de « regretté » que signalent les dictionnaires.
Devoulx émet des doutes sur la qualité du défunt; il se demande si le mot i*j*UI s'applique à Mohammed ou à Souleymân, et si l'on doit comprendre Mohammed le médecin, fils de Souleymân, ou Mohammed, fils de Souleymân le médecin. La ponctuation adoptée par Devoulx donnerait cependant à penser qu'il a attribué le titre à Mohammed, c'est-à-dire au défunt, puisqu'il écrit « Mohammed fils de Slîmân (1), le médecin ». Il est certain qu'à cet égard le texte arabe manque un peu de clarté. Pourtant, dans la description qu'il fait du mausolée, Devoulx nous apprend que ce monument était connu sous la dénomination de tombeau du « marabout médecin ». Pour qui sait avec quelle fidélité les Arabes se transmettent les traditions, il est hors de doute que le défunt était bien un médecin. La remarque présentée par Devoulx que le mot t-Ai, « jeune homme » semble indiquer qu'il s'agit du fils du médecin, n'est pas probante; car ce terme est fréquemment employé, à Alger, pour désigner des hommes de vingt-cinq à trente ans. Au surplus, on peut commencer de très bonne heure à exercer la médecine chez les Arabes, surtout lorsqu'on est marabout; mais il est incontestable que la qualification de « homme supérieur et universel » (face est, 2°, 5e ligne) qu'on applique au défunt, ne saurait convenir à un tout jeune homme. De telle sorte que c'est bien à Mohammed que se rapporte, selon toute apparence, le titre de t*~UI.
L'orthographe incorrecte des mots f^9-j et \ijjjjl mérite d'être signalée.