I. — DÉPARTEMENT D'ALGER
pour faire tes ablutions ou pour boire à cette fontaine de vie. nnée\ï(i^.
Cette inscription se compose de deux vers scandés sur le mètre hezej.
Hasan pacha, fondateur de cette fontaine, exerça le pouvoir de juillet 1791 à mai 1798.
L*an 1208 de Thégire correspond aux années 1793-1794 de l'ère chrétienne.
Birmandre'is.
Inscription turque ornant la fontaine sise sur la place publique.
Hauteur des lettres montantes : 0n»,06.
Table de marbre mesurant 0",44 de hauteur sur O^.SS de largeur.
Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur quatre lignes dont chacune est enfermée dans un cartouche tracé comme les lettres. La date est inscrite au-dessus du mot /, delà dernière ligne.
Inédite.
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Traduction. — A merveille l Bonheur iînmense, le Dieu Créateur a favorisé [cette œuvre]! Le gouverneur du boule* vard de la guerre sainte (1) a construit cette fontaine. Cest
1. 1. e. : Alger. On donne ce snrnom auxYilles musulmanes qui sont habitaeUement en guerre avec les infidèles*
la source de vie! Bondis^ pauvre étranger à la langue altérée. Le vase s'est clarifié; bois son eau et fais une prière pour Hasan pacha. Année 1208.
Cette inscription se compose de quatre vers scandés sur le mètre hezej.
Le vocatif « pauvre étranger à la langue altérée » présente un sens très clair pour qui veut penser que cette fontaine n*étaîtpas seule à alimenter le pays : les habitants de la localité avaient chez eux des puits suffisants. C*est donc surtout à Tintention des passants que les fontaines de cette nature étaient établies par le gouvernement turc; on y adjoignait presque toujours un abreuvoir pour les animaux.
Le village, voisin d'Alger, où est situé ce petit monument porte le nom de « Birmandreîs », par corruption de « Btr Mouràd reîs », c'est-à-dire « le puits du capitaine (1) Mouràd ». Quant au fondateur, Hasan pacha, il estrauteur de plusieurs créations humanitaires du même genre. Il régna de 1791 à 1798.
L'an 1208 de Thégire correspond aux années 1793-1794 de Tère chrétienne.
Musée d'Algei\
Inscription arabe provenant de l'ancienne mosquée Ketchawà, devenue depuis Téglise cathédrale d'Alger.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : O^^IO.
Table de marbre mesurant 0°»,33 de hauteur sur 2n>,36 de largeur.
Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur deux lignes divisées chacune en quatre cartouches.
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1. Le mot ^jt^j reïs qui signifie « cher» était réservé, dans Tancienne Régence d'Alger, aux capitaines de navire, et, en particulier, à ceux qui se livraient a la course. Leur amiral portait le titre de gobtân (jUui). Mouràd reïs vivait dans la seconde moitié du xvi« siècle ; ce fut l'un des plus célèbres corsaires.