DÉPARTEMENT D'ALGER
Table de marbre mesurant 0">,33 de hauteur sur S^^^SÔ de largeur.
Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur une seule ligne divisée en trois parties dont chacune est entourée d*un cartouche tracé comme les lettres.
Tradcjction. — Dieu {qu^il soit béni et exalté!) a dit dans sa parole éternelle : « Au nom deDiev^ le Clément^ le Miséricordieux! La prière est, pour les croyants, une obligation écrite à des heures déterminées » .
Cette inscription a été publiée par Devoulx {Épigraphie indigène du Musée archéologique d'Atger^ op, laud., p. 89 et sq.). Berbrugger nous apprend (1) qu'elle provient de l'ancienne mos-
quée Ketchawà (}j^ située rue du Divan et devenue depuis la cathédrale d'Alger.
La phrase contenue dans le premier cartouche est destinée à amener les citations renfermées dans les deux autres; l'une est la formule par laquelle commencent la plupart des chapitres du Qorân^ l'autre est la partie finale du verset 104 du quatrième chapitre intitulé : « Soûràt des femmes ». Le mot ^os prend ici l'une des significations qui lui sont habituelles, celle de « existant de toute éternité ». C'est avec le sens du passé et non avec celui
du futur que le mot « éternel » est pris dans la traduction; r.jLi
est synonyme de Jjl et non de (S^\. Le Qorân est considéré comme ayant existé de tout temps, alors même qu'il n'avait pas été révélé à Mohammed.
L'histoire de^ la mosquée Ketchawà a été retracée avec détails par Devoulx {Édifices religieux de l^ancien Alger, op. laud.y p. 164 etsq.).
!. Berbrugger, Livret explicatif t op. laud,t p. 142.
170 CORPUS DES [NSCRlPTrONS ARABES ET TURQUES
Phare de V Amirauté y à Alger.
Inscription arabe provenant des tombeaux situés jadis près fortifications de Babeloued.
Écriture médiocre du type nesky rarhy.
Hauteur des lettres montantes : 0™,04.
Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0'n,40 de ha teur sur QmjSO de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur cinq lignes sép rées entre elles par des traits du même relief que les lettres.
pli^l juJI ^^1 ^\ Xj^j ^ ^^-•*-^' f>^^' ^ '-^
i^\ juJLii ^jj <ai <^j bi pibi^i ^y^js û: ff'^j'J ^
Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui soit faite miséricorde, de celui gui est plongé dans la miséricorde du Vivant^ du Stable^ le sieur El-Hâjj Ibrahim^ fils du défunt Ibrahim pacha. Que Dieu lui fasse miséricorde et fasse miséricorde à tous les musulmans. Ainsi soit-il! An i2l0.
Cette inscription a été publiée par Devoulx (Epigraphie indigène du Musée archéologique d' Alger , op. laud.y p. 132 et sq.), qui lui attribue quatre lignes au lieu de cinq.
Le mot /« auquel la transcription de Devoulx ajoute un | est écrit incorrectement sur l'original, puisqu'il n'est pas placé entre deux noms propres.
Le dernier chiffre de la date ressemble au zéro de la série européenne. En raison de sa forme arrondie, je l'ai considéré, ainsi que l'a fait lui-même Devoulx, comme un du type robâry et non comme un 5 du type hindy.
L'an 1210 de l'hégire correspond aux années 1795-1796 de l'ère chrétienne.
La stèle qui porte cette inscription était un mechhed de pied.