I. — DÉPARTEMENT D'ALGER
« Je ne suis pas le fils d'uQ prince (1). » L'expression ^^-^^i j^^\ doit donc être considérée comme une flatteuse hyperbole; quant à celle de Jl^Uc^^ elle peut convenir aussi bien à un reïs qu'à un prince, les pirates turcs et barbaresques ayant sans cesse présenté leurs déprédations comme des œuvres pies et les ayant toujours décorées du nom de « guerre sainte » O^)- D'autre pari, le surnom d'Aboû Yoûsef (père de Yoûsef)donnéàYa*qoûb, père des Barberousse, pourrait faire croire que le chef de cette famille de corsaires avait cinq enfants. On sait que Aroûj et Keyr Ed-Din avaient deux frères : l'un, Elias, trouva la mort sur les rivages de Tile de Rhodes, dans une expédition de course à laquelle Aroûj l'avait associé ; l'autre, Ishâq, joua un rôle important dans les luttes que ses deux putnés soutinrent en Berbérie. Mais l'histoire n'a conservé nul souvenir d'un cinquième frère du nom de Yoûsef. Le surnom d'Aboû Yoûsef est donc amené ici par le nom de Ya'qoûb, en souvenir de la parenté qui rattachait Tun à l'autre les patriarches Joseph et Jacob.
Le verbe aâJLi (5* ligne) doit évidemment être lu à la 2® forme. Le j du substantif (/^U^ (6* ligne) porte un kesra au Heu d'un fatha ; Enfin le </ et le • de 4iUiu:; sont privés, le premier de son hamza.
le second de ses points diacritiques. Le mot Ijx^ ^ui fait partie
de la date n'est pas conservé en entier : le ,jt et la portion inférieure du p ont été enlevés, comme à l'emporte-pièce, par un bîscaïen (2) qui a creusé dans le marbre un godet figurant une calotte sphérique très régulière. xMalgré cette détérioration, la lecture ne saurait être douteuse, car, comme le remarque judicieusement Devoulx, le mot Ijx^i^ est, parmi les noms des dizaines, le seul qui contienne un j avant la terminaison.
La première décade du mois de joumâdâ Uoûlâ de l'année 926 correspond à la période comprise entre le 19 et le 28 avril 1520.
i. Cf. Berbrugger, tôtd., p. 56.
2. La mosquée ^eyr-Ed-Dîn était toute voisine du palais de la Jenlna, et l'oD sait que ce monument reçut une bombe lors de l'attaque d'Alger par la flotte espagnole en août 1183 (cf. Charles Féraud, Le« trois attaques des Espagnols contre Alger au xvni« siècle; Revue africaine^ année 1876, p. 307); il est possible que la dégradation dont il s'agit date de la même époque.
CORPUS DES liNSCRlPTlONS aRABES ËT TURQUES
Mosquée dite Jâma' Safîr^ à Alger,
iQScriplioQ arabe placée à Textérieur, au dessus de rentrée du moQument.
Écriture médiocre du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0™,04.
Table de marbre mesurant 0™,60 de hauteur sur 1™,10 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur huit h'gnes.
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Traduction. — Aw nom de DieUj le Clément^ le Miséricordieux! Que Dieu répande ses grâces sur noire seigneur Mohammed, sur sa famille et sur ses compagnons^ et qu'il leur accorde le salut! Louange à Dieu qui a élevé le ciel et étendu la terre ^ qui a donné à certains de ses emplacements