‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 13 sur 249 · I. — t)Él>ARTEMENT t)*ALGEk · texte numérisé non relu

I. — t)Él>ARTEMENT t)*ALGEk

la prééminence sur les autres et a institué comme les meilleurs d'entre eux ceux dans lesquels on s^ acquitte du surérogatoire et de r obligatoire! Que la grâce et la paix soient sur Mohammed r intercesseur au jour du jugement dernier^ et que Dieu lui accorde le salut! Ensuite^ ceci est une mosquée imposante et un noble lieu, dont la construction a été fondée sur la piété ^ dont les parois et les piliers ont été disposés sur la félicité et la protection divine. Son édification a été ordonnée par t humble devant son Maître, V esclave de notre maître le sultan auguste^ honoré, célèbre, qui fait la guerre sainte dans la voie du Maître des mondes, notre maître Keyr Ed- Din {que Dieu le fortifie et l'assiste!), et c'est f adorateur de Dieu {gloire à Lui!), Ça far {que Dieu lui pardonne ses péchés!); elle a été commencée dans le mois de rejeb l'unique, de Pannée qui a précédé celle de sa date, et a été ache-vée le deux du mois de rebi Uawwel de fan neuf cent quarante et un. Que Dieu fasse de cela une œuvre pure au regard de sa face généreuse!

Celle ÎDScriplioD a élé publiée par Devoulx {Les édifices relu gieux de l'ancien Alger, op. laud., p. 241 et sq.).

Le foadaleur du monument élaît un esclave chrétien converti à Tislamisme et affranchi par Keyr Ed-Dîn Barberousse; il était connu sous le nom de « caïd Safar ben 'Abd Allah » qui a donné naissance à Tappellation de Jâma' Safir appliquée, aujourd'hui encore, à cette mosquée.

L*an 941 de Thégire correspond aux années 1534-1535 de Tère chrétienne. C'est dans le mois de rejeb de Tannée précédente, c'est-à-dire de 940, que furent commencés les travaux de construction, à une date comprise, par conséquent, entre le 16 janvier et le 14 février 1534. La mosquée fut achevée le 2 du mois de rebi' 'lawwel 941, soit le 11 septembre 1534. On voit qu'elle fut élevée dans un délai de sept à huit mois, et non de neuf mois comme le dit Devoulx.

Mosquée de Sidi-Mohammed Ech-Cherîfà Alger, Inscription arabe placée à l'entrée de la salle du tombeau.

18 CORPUS t)ES INSCRIPTIONS ARARES ET TURQUES

Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres moatantes : 0™,07.

Table de marbre mesurant 0",40 de hauteur sur 0°»,40 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes séparées entre elles par des traits du même relief que les lettres.

MA C- ^JuJ\ ^^^\ Il fL.VI J^f' jUI *ij\l\ ^\ Jy Jl cJjll j^ jjbjll i^\ 0» C <L^ Sz^ j,je. JL^JLl dUU ^/^l

Traduction. — Le docteur béni^ le seigneur Mohammed, fimam^ le chéri/' (1), le chaste^ est décédé en l'année 948, quarante avec huit et neuf cents. Prends le tracé de ses deux nombres, c'est la date. U enceinte a été établie selon tordre du Roi, du Glorieux, par les soins du descendant de son descendant. Dieu fasse que l'ascétisme soit éternelleinent le degré de la hiérarchie qui mène au rang de la gloire dans la demeure du salut (2) /

Cette inscription a été publiée par Devoulx (Les édifices reli-^ gieux de r ancien Alger, op. laud., p. 238). Elle est placée au-dessus de la porte de la salle où est dressé le tombeau du saint. Devoulx déclare avoir cherché sans succès un chronogramme dans la phrase : Prends le tracé de ses deux nombres, c'est la date. Il ajoute qu'il a consulté des savants français et indigènes qui ont répondu généralement que le sens était : les deux nombres exprimés ci-dessus, Tun en chiffres, Tautre en lettres, donnent la date du décès. Je me range sans hésiter à l'opinion de ces autorités anonymes, bien que Devoulx ne l'admette qu'avec la plus grande répugnance parce que, dit-il, « il y aurait là une cheville aussi niaise que possible ». 11 est très naturel de penser que le rédacteur, ayant enclavé la date en chiffres au milieu du texte au lieu de

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