I. — DÉPARTEMENT D'ALGER
Traddction. — Uhomme puissant, animé (Tintentions sincères en vue des belles actions et des bonnes œuvres [que Dieu vivifie ses projets en ce bas monde et dans la dernière demeure /), le très pieux seigneur Mus ta f à pacha^ gouverneur d Alger ^ a ordonné la construction de cette fontaine à cause de la pureté de son eau. Année 1219.
Cette inscription a été publiée par Devoulx {Revue africaine^ ^- XXIly année 1878, p. 225 et sq.) qui transcrit, au commencement ^6 la deuxième ligne, J^L^ y] y^^^s- H est impossible de s'arrêter à cette lecture qui ne présente aucun sens acceptable et ?^i s'accorde d'autant moins avec le texte qu'elle néglige le techdtd placé sur le u^. Plusieurs incorrections émaillent le texte origi-
'^al, où Ton trouve C/^\ li*, l^>, jjljl, ô^^l, J\y^ JI3 au lieu <ïe ^1 ,j^, i/i^ ^y\^ i^^s^ Js^\ JI3,
Mustafa pacha, fondateur de cette fontaine, régna à Alger de ''^^i 1798 à juin 1805; il s*agit donc de Tune de ses dernières ^''^a.tions. Il périt assassiné par un janissaire, et son successeur, ^^ixied pacha, eut le même sort.
I-*an 1219 de Thégire correspond aux années 1804-1805 de l'ère ^*^t^tienne.
JUusée d'Alger.
Inscription turque d'origine incertaine.
Très belle écriture du type nesky cherqy.
Bauteur des lettres montantes : 0",03.|
Stèle de marbre affectant la forme d'un prisme dont la section ^>^oite est un trapèze, mesurant, sur sa face gravée, 0™,74 de hau- ^^ur sur 0",26 de largeur, et surmontée du turban à petits plis
^es *ulamâ.
Caractères sculptés en relief et disposés sur huit lignes
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Traduction. — Il est le Permanent î Celui à qui Dieu fasse miséricorde et octroyé son pardon^ qui a besoin de la pitié de son Maître plein de clémence^ le seigneur El-Hâjj *Aly pacha^ fils de Kelil. Une fdtihà pour son âme. Année
Cette inscription a été publiée par Deyoulx {Épigraphie indigène du Musée archéologique â^ Alger, op. laud.^ p. 16 et sq.) qui la regarde à tort comme une inscription <c arabe et turque »; elle est, en réalité, rédigée enturcosmanli et présente une alternance de la construction arabe et de la construction turque que les Ottomans considèrent comme élégante.
El-Hàjj 'Aly pacha appartenait ài la caste des lettrés et avait été kojèt-el-keyl; aussi son mechhed est-il surmonté du turban à petits plis qui orne la tombe des savants.
Le dernier chiffre de la date n'est pas gravé ; il est remplacé par une petite plate-forme carrée du même relief que les caractères voisins. Quant à l'avant-dernier chiffre, il est certainement erroné; le Y doit être remplacé par un t car El-Hàjj *Aly pacha est mort étranglé en 1230 de Thégire (1815 de l'ère chrétienne). Comme cet assasinat fut commis le 10 rebt' II«, c'est-à-dire dans le 4" mois de l'année musulmane, le graveur a cru être encore dans l'année 1229 et a commencé à sculpter ce nombre : puis, s'apercevant trop tard de l'erreur qu'il avait commise, il a laissé la date inachevée, afin, sans doute, de montrer au lecteur que le chiffre précédemment tracé était inexact.
Musée d'Alger.
Inscriptions arabes d'origine incertaine.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0°>,07 dans l'inscription A, et 0"*,06 dans l'inscription B.
Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0'°,46 de hauteur sur0",41 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes enfermées dans des cartouches historiés du même relief que les lettres.