‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 122 sur 249 · I. — DÉPARTEMENT D*ALGER · texte numérisé non relu

I. — DÉPARTEMENT D*ALGER

La face postérieure de la stèle, ornée de belles rosaces et de fleurs en bas-relîefy contient l'inscription B enfermée dans un cartouche du même relief que les lettres, mesurant 0™,27 de hauteur sur 0°*,35 de largeur. Les caractères y sont disposés sur trois lignes.

Inscription A :

ji Ju\ Il ai f^ f ^^\ ji lÀ* Il ^Ul j^UI >l i»l ^

Il <:iJi- ùui <ai u-j bi II jlI. jujum ^ic

Inscription B :

Traduction. — A) C^est Lui qui est DieUy le Vivant, le Durable, le Permanent. Ceci est le tombeau de celui à gui Dieu fasse généreusement miséricorde, qui marche vers le pardon de Dieu, le seigneur Mus ta f à pacha, que Dieu lui fasse miséricorde! Ainsi soit-il! Année 1220.

B) toi qui es arrêté devant ma tombe, que Dieu facilite la plus belle fin à celui qui n'oubliera pas de réciter la fâtihà à mon intention.

Ces inscriptions ont été publiées par Devoulx {Épigraphie indi-» gène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 32 et sq.). La dernière ligne de l'inscription B est rendue, chez lui, par « à celui qui n'oubliera pas de lire à mon intention la Fateha » ; or le mot

Iji a aussi le sens de « réciter » et c*est évidemment celui qui convient ici. Tous les mulsumans savent par cœur la fàtîhà ou chapitre initial du Qorân, que Ton fait répéter aux néophytes, qui figure en tête de chacune des cinq prières quotidiennes, et qui constitue aussi l'oraison en faveur des morts et des agonisants.

Le mot t^Ub (inscription B, 3* ligne) devrait être écrit ^y^, puisqu'il est au conditionnel.

i88 CORPUS DES INSCRIPTIONS ARABES ET TURQUES

Mustafà pacha a donné son nom à l'un des faubourgs d'Alger où il possédait une maison de campagne; ce faubourg est devenu une ville que les Français appellent « Mustapha » et que les indigènes continuent à désigner sous la dénomination ancienne de Mustafâ pacha.

La stèle qui porte cette épitaphe était lemechhed de pied placé sur la tombe, dont remplacement est inconnu.

L'an 1220 de Thégire correspond aux années 1805-1806 de l'ère

Musée d'Alger,

Inscription arabe d'origine incertaine.

Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0°>,07.

Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0%46 de hauteur sur 0»,40 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes enfermées dans des cartouches historiés du môme relief que les lettres. La face postérieure de la stèle est ornée de belles rosaces, et de fleurs en bas-relief.

j^ cf^\ ^\ Il dun <m VI 4» V II j6 ju <Bi cî^ L. y

juVl ^^1 J^L» I 4&\ J^J

Traduction. — Toute chose sauf Dieu^ le très haut y est périssable. Il rCy a de divinité que Dieu, le Boij la Véîitéy r Évident. Mohammed est renvoyé de Dieu^ il est sincère dans ses promesses et digne de confiance.

Cette inscription a été publiée par Devoulx {Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud.^ p. 30 et sq.). La stèle qui la porte est un mechhed de tète provenant de la même tombe que le précédent, comme le démontrent les caractères extérieurs.

Les remarques faites à. propos des n®* 58 et 120 s'appliquent également à la formule initiale contenue dans la première ligne.

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