I. — DÉPARTEMENT D'ALGER
^ois lignes scindées en deux parties dont chacune est entourée d'un cartouche tracé comme les lettres.
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Tradîtction. — L'ami des bonnes œuvres et des belles '^ionSf le seigneur Huseyn pacha [que Dieu F élève au plus '^ui des degrés!) qui s'attache à la parole de celui qui a ^^^ndard et Hnter cession {\) : « A quiconque bâtira à Dieu '*^ mosquée^ Dieu bâtira une demeure dans le paradis. » ^riée mil deux cent trente-trois après F émigration de celui ^i G gloire et noblesse. Année 1233.
Cette inscription a été publiée par Devoulx {Épigraphie indi^ ^e du Musée archéologique d'Alger, op. laud.y p. 100 et sq, ; et '« édifices religieux de Vancien Alger^ p. 234 et sq.). Cet auteur
Çï^ale l'orthographe incorrecte CjA^ pour Oi^U. Mais son attention ' ^'est pas portée sur une anomalie autrement singulière : Tépi- ^phe, qui est pourtant entière, se compose d'une phrase ina- ^^ vée. Les appositions jA^) «^L» et CX^m^\ se rapportent bien au 'Jet bl Os*»»>, mais la proposition principale reste sans verbe ni **^plément. Il en résulte que l'inscription n'indique pas d'une Çon formelle l'œuvre dont elle devait perpétuer le souvenir ; la ^^tion qu'elle contient fait seule comprendre qu'il s'agit d'une ^Squée. Heureusement, cette lacune est comblée par l'histoire ^ la pierre : le Livret explicatif de Berbrugger dit qu'elle pro- ^^Htde la mosquée extérieure de la Qasbà qui a été convertie ^ église catholique sous le nom de Sainte-Croix.
l-ia bordure de carreaux de faïence paraît avoir été ajoutée par ^elqu'un d'étranger à la langue arabe, car les mots dessinés en
^. I. e.: le prophète Mohammed qai tient Tétendard de l'Islamisme et qui ^^ chargé d*intercéder auprès de Dieu en faveur des croyants.
émail blanc sur fond bleu sont parfois placés à l'envers; et, comme chaque carreau ne contient qu*un fragment de phrase et doit être rapproché d'un ou deux autres pour former une proposition, on a, en certains endroits, juxtaposé des lettres qui ne sont pas faites pour s'unir. Devoulx s'est laissé tromper par les apparences en y lisant i.X. jç-JI ô' ^^ (î j^> qu'il traduit par : a Annonce la bonne nouvelle, 6 homme généreux et brave, que la patience est le salut. » En réalité, il y a là deux phrases séparées : les
deux premiers carreaux portent I ûl ^^ Ij jCjI (1), et les deux suivantSy àaX» jyall. Si les deux inscriptions se faisaient suite, il y aurait, à la fin de la première, un I inutilisé. On est donc en présence de deux légendes, l'une certainement incomplète, et l'autre peut-être entière. Ces carreaux proviennent soit du même monument que l'épigraphe, soit d'autres édifices disparus. J'en ai vu de semblables à Alger, chez divers amateurs de céramique ;l& plupart reproduisaient l'inscription 4«X« juaJI et provenaient de l'ancien palais que Huseyn pacha possédait à Babeloued et dont on a fait un hôpital militaire.
La mosquée extérieure de la Qasbà avait une existence très ancienne ; Devoulx en a trouvé la mention dans des titres de pro* priété remontant à l'an 1653 de Tère chrétienne. Huseyn pacha la fit reconstruire sur un plan plus vaste.
L'an 1233 de l'hégire correspond aux années 1817-1818 de l'ère chrétienne ; mais cette date prend encore plus de précision si l'on remarque que l'avènement de Huseyn pacha eut lieu dans les premiers jours de mars 1818. C'est donc entre le commencement de mars et la fin d'octobfe 1818, correspondant au terme de l'année hégirienne 1233, que se placent les travaux dont cette épigraphe consacre la mémoire.
Alger {Collection Boucris),
Inscription turque provenant « de la mosquée de Blida i*
Bonne écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : inconnue.
Matière gravée et dimensions inconnues.