DÉPARTEMENT D^ALGER
Caractères disposés sur quatre lignes dont chacune est enfermée dans un cartouche (1).
Inédite.
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Traduction. — Le sultan d! Alger ^ prodigue de sa bien-veillante bontés le victorieux Huseyn pacha ^ qui a fait bâtir cette mosquée^ obtiendra^ sans aucun doute ^ le paradis dans Fautre monde. Viens aux cinq moments faire la prière^ 6 peuple de Mohammed!
Bien que cette épigraphe ne soit pas datée, il est certain que le pacha Huseyn, fondateur du monument, est celui qui régna de 1818 à 1830; le type de récriture indique sufBsamment que l'épigraphe a été tracée dans les dernières années de l'occupation turque. Plus délicate est la question d'origine de la pierre : bien que la reproduction, sans doute réduite, que j'ai eue entre les mains l'attribue à la « mosquée de Blida », il se pourrait que Tauteurdu dessin eût fait une confusion. Il existe, en effet, à Blida, deux mosquées : l'une porte le nom de « Jàma'Ben Sàdoûn » (ôi-)^ U^ t*V)» l'autre est appelée « Jàma' Et-Terk » (2). (iJjUt ^L). J'ai visité ces deux mosquées avec le plus grand soin et j'ai interrogé les personnes attachées au culte : toutes m'ont donné l'assurance formelle qu'aucune inscription historique n'avait été enlevée de l'un ou de l'autre des monuments. En inspectant minutieusement les édifices, j'ai pu me convaincre que la mosquée Ben Sàdoûn ne contient pas d'épigraphe, et que la mosquée des Turcs n'en présente qu'une seule, la table de fondation reproduite au n"* 163 du présent recueil. Comme il n'y
1. Bien que Taspect d'ane simple copie ne soit pas une preuve décisive, il semble qu'oo ait affaire ici à des caractères gravés en creux et remplis de plomb; on remarque, en effet, autour des lettres, des signes accessoires, destinés à garnir les vides, qu'on ne reocootre guère sur les marbres sculptés en relief.