‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 156 sur 249 · I. — DÉPARTEMENT D ALGER · texte numérisé non relu

I. — DÉPARTEMENT D ALGER

ment des bases quadr angulaires ^ avec des arceaux reliés les uns aux autres. Désirant qu'elle reste comme un monumenty cet homme généreux a établi cette construction dont les fenêtres sont opposées à la mer, dont le dôme s'élève au faîte du ciel : cest la demeure des amiraux champions de la guerre sainte et conquérants. Un modèle nouveau ayant été créé, on édifia ce pavillon que la langue ne saurait décrire^ et dont le plan est une œuvre d'art au-dessus de toutes les louanges. Énonce sa date : « Quelle belle chose Dieu a voulue! La Vérité a rendu parfait son achèvement ». Année 1242.

Cette inscription a été publiée par Devoulx {Revue africaine^ année 1876, p. 476 et sq.) qui en a donné un texte assez différent de celui-ci. Cet épigraphiste affirme à tort que le chronogramme donne un total de 1238 tandis que la date indiquée en chiffres est 1242. Le désaccord n'existe que dans sa transcription et tient

à deux erreurs qu'il y a commises : il a écrit 4L.U' au lieu de ^\£ et a, par suite, diminué la somme de cinq unités; puis ila ajouté un hamzà au mot U. qui n'en contient pas dans le texte, augmentant ainsi le total d'une unité. En définitive, il a supprimé de son décompte quatre unités comprises dans le chronogramme.

La description qui forme le premier hémistiche du 3^ vers est très claire pour qui connaît la disposition de l'édifice dont il s*agit. Le pavillon des amiraux turcs n'est pas au niveau du sol ; il est bâti sur une série d*arcades dont les piliers présentent un fût à section quadrangulaire.

Le 4' vers contient le mot 4»^ sous Torthographe duquel il

faut voir le mot arabe 4J. Le sens du premier hémistiche de ce vers ne présente pas la moindre obscurité, et Ton comprend que le rédacteur se soit complu dans des détails que justifie la forme inusitée du pavillon dont il est question. En effet, les fenêtres prennent jour sur la voie d'accès et sur le port, tandis que les maisons mauresques sont généralement privées de vues sur Textérieur; en outre, les appartements du centre sont recouverts d'un dôme, alors que cet ornement est réservé, d'habitude, aux mosquées et aux oratoires qui renferment les tombeaux des saints personnages.

Les vers qui composent cette épigraphe sont scandés sur 1^ mètre basît.

Huseyn pacha, fondateur de Tédifice, régna de 1818 à 183^- L*an 1242 de Thégire correspond aux années 1826-1827 de T^ chrétienne.

Musée d* Alger.

Inscription turque provenant de Gonstantine (?).

Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : ÔFfil,

Table de marbre mesurant 0",46 de hauteur sur 0",55 de lar-^ geur.

Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur quatre lignes entourées chacune d*un cartouche tracé comme les lettres. La date est inscrite sous la dernière ligne.

MM

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Traduction. — Le Bafrawy^ le sieur Ibrahim agha^ qui applique son zèle sans cesse aux bonnes œuvres^ a, dans sa bienveillance^ fait construire cette mosquée. Que Dieu accorde à ce haut personnage sa récompense. 1 243.

Cette inscription a été publiée peu Devoulx [Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. taud., p. 38 et sq.). Le texte qu'il en a donné diffère peu de l'original ; on y lit ifyy^ et

4i \j^ au lieu de (S3*j^^ ^4») j^ et le techdid de jÛJI n'est pas reproduit. La traduction ci-dessus s'écarte légèrement de celle de Devoulx. D'abord, le premier mot du texte a été lu par lui 4^3* j ; la seconde lettre est affectée d'un seul point diacritique, et, comme l'écriture appartient au type nesky cherqy^ c'est un ij ponctué à la manière orientale et non un j ponctué à la manière occidentale. 11 y a donc lieu de rejeter la traduction « le Bakeraoui » à laquelle Devoulx s'est arrêté. Aussi bien, il n'existe

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