‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 171 sur 249 · I. — DÉPARTEMENT D'ALGER · texte numérisé non relu

I. — DÉPARTEMENT D'ALGER

Musée (TAlger.

Inscription arabe d'origine incertaine.

Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0%04.

Chapiteau de colonne de marbre présentant une inscription enfermée dans un petit cartouche de 0",06 de hauteur sur 0°»,30 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur une seule ligne entourée d'un trait elliptique du môme relief que les lettres.

Inédite.

^\j^\ j j^^ Jiii y^j Z3%\ 4r^li

Traduction. — Alors les anges rappelèrent^ tandis quil était debout ^ priant dans le sanctuaire.

Cette inscription reproduit la dernière phrase du verset 33, chapitre m, du Qorân, lequel s'applique à Zacharie.

Le chapiteau qui porte cette épigraphe a été offert tout récemment au Musée d'Alger^ mais le donateur n'a pu en indiquer l'ori* gine. Je suis porté à penser qu'il provient de l'ancienne mosquée Ketchawà, devenue la cathédrale d'Alger. En effet, une inscription, aujourd'hui disparue, mais dont j'ai pu insérer le texte dans ce recueil, sous le n® 111, grâce à une excellente copie qui m'a été gracieusement communiquée, reproduit le texte presque entier du verset 32 du même chapitre m. Or, une annotation portée sur cette copie en 1845 indique que l'original ornait la partie supérieure du mihràb de la mosquée Ketchawà; il est donc très vraisemblable que le verset 33 qui lui fait suite et dont on trouve ici seulement la fin, était inscrit sur la colonne de gauche (1) supportant l'archivolte du mihrâb. La colonne de droite' contenait, sans doute, le commencement du verset 32 qui manque sur l'archivolte même.

1. I. e.: celle que le lecteur relève à sa gauche en faisant face au mihrâb.

Mmée <F Alger.

Inscription arabe d'origine incertaine.

Mauvaise écriture du type nesky rarby.

Hauteur des lettres montantes : 0°>,04.

Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0°',45 de hauteur sur 0™,18 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur six lignes séparées par des traits du même relief que les lettres.

j^ <A[Ji\ çy^ Il ^Jj^\ d^J l^'b II Cjj1\ USVù ^ cH

VI UJI II s^l Uj 3U xis II lJ.\ Ji.,\j jUI ^ Il ^^^^

Traduction. — Toute âme goûtera la mort! Et c'est sev^ lement au jour de la résurrection que vous recevrez intégra lement vos récompenses : celui qui aura été tenu à P écart d\ feu et introduit au paradis aura remporté un succès^ car L vie d'id'bas n'est quun bien illusoire.

Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigrapkie indigène du Musée archéologique d* Alger, op. laud.y p. 83). C*est la copie du verset 182, chapitre m, du Qorân. Pour Tinterprétation du texte, Devoulx s*est borné à reproduire la traduction de Kasimirski ; celle que je propose ici n'en diffère que par le choix

de certains termes. En particulier, pour rendre jjjJJt gLLi, j'ai

préféré l'expression de <c bien illusoire » à celle de « jouissance trompeuse» ; en disant que la vie d'ici-bas n'est qu'une jouissance trompeuse, le Qorân paraîtrait s'adresser plus particulièrement aux heureux de ce monde, à ceux pour qui l'existence est un plaisir, tandis qu'en la qualifiant de « bien illusoire », il enseigne même aux déshérités ce mépris de la mort qui caractérise les adeptes de l'islamisme.

La stèle qui porte cette épitaphe formait un mechhed de tête*

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