‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 182 sur 249 · DÉPARTEMENT D'ALGER · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT D'ALGER

jJ- AlsJt II ^\ j.U)l l^yj II U»& ï^lUI II ;>l jJ Ia»

Traduction. — Ceci est le tombeau de la noble ^ de la pure Fatmàj épouse du caïd bienfaisant, du caïd Mohammed. Que Dieu lui fasse miséricorde!

Cette inscription a été publiée par Devoulx {Epigrapkie indigène du Musée archéologique d* Alger y op, laud., p. 108 et sq.).

L'expression 4JUI a^j fait supposer que le caïd Mohammed était mort à l'époque où fut rédigée Tépitaphe de son épouse. C'est ce que Devoulx remarque, en ajoutant, toutefois, qu'il pense que t'on doit considérer l'emploi du masculin au lieu du féminin [^omme un nouvel exemple d'une incorrection fréquente dans les nscriptions funéraires de l'Algérie. Il semble que les deux hypotlièses soient vraies : d'une part il est certain qu'il faudrait le '^niinin ^^^jj de l'autre il est probable que le caïd était prédé- ^édé et que le souvenir qu'en gardait le rédacteur l'a entraîné à mii appliquer la formule consacrée. Ce qui parait appuyer cette i^pinion, c'est l'emploi de l'épithète «lûll qui devait faire allusion ^ quelque legs pieux.

La pierre qui porte cette inscription est la seule, dans les col- L ections algériennes, qui présente la forme circulaire ; il est probable qu'elle ne représente que la partie supérieure d'un mechhed cie pied. Malheureusement, les renseignements font absolument défaut concernant Torigine de ce monument épigraphique.

Musée d^ Alger.

Inscription arabe d'origine incertaine.

Belle écriture du type nesky cherqy.

Stèle d'ardoise mesurant, dans sa partie gravée^ 0'°,49 de hauteur sur 0",22 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes séparées entre elles par des traits du même relief que les lettres. La dernière ligne est presque effacée mais reste néanmoins lisible.

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Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à gui Dieu fasse miséricorde^ Ibrâhîm fils du kojà du pântchek. Que Dieu lui fasse miséricorde!

Cette iascription a été publiée par Devoulx (Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger^ op. laud.y p. 84 et sq.). Elle ornait un mechhed de pied.

Le choix du mot jJ^ pour indiquer la filiation laisse supposer que le défunt était encore en bas âge, et c'est sans doute pour cette raison que Devoulx Ta traduit par « enfant » ; toutefois, on ne peut rien aflirmer de précis à cet égard. Sans sortir de l'Algérie, on trouve de nombreuses régions où le mot jJj est substitué à J\ dans les noms propres ; à Alger, on l'applique couramment à des hommes de vingt-cinq ou trente ans, avec le sens de J«^j. On reconnaît^ d'ailleurs, à la présence du mot glu, l'influence de la langue parlée.

Le père du défunt occupait l'emploi de « kojà du pântchek » ou secrétaire des prises maritimes. Ce fonctionnaire était chargé de la liquidation et de la répartition du butin ramené par les corsaires. Le terme de « pântchek », d'origine persane, n'apparatt, à Alger, dans aucune autre inscription; il s'écrit régulièrement CiA (penjik) et désigne l'écriteau que Ton fixe sur les esclaves à vendre pour indiquer leur nom, leur taille et leur nationalité.

C'est à tort que Devoulx fait suivre le texte d'une ligne de points de suspension. L'inscription n'avait pas plus d'étendue ; l'examen de la pierre et la tournure du texte montrent bien qu'elle est complète.

Musée d'Alger.

Inscription arabe d'origine incertaine.

Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0",08.

Stèle d'ardoise mesurant, dans sa partie gravée, ù^yb\ de hauteur sur 0",22 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur trois lignes séparées entre elles par des traits du même relief que les lettres.

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