Op. laud,t p
mosquée de Sidi Mohammed Ech-Cherif : celle-ci, située non loin de la première, au coin de la rue du Palmier et de la rue Damfreville, existe encore aujourd'hui (1).
Il n'est pas rare de rencontrer un I prosthétique devant le nom o^ comme cela a lieu ici : il semble que la prononciation des Berbères ne soit pas étrangère à cet usage incorrect. Mais c'est; en général, le nom de Mahammed et non celui de Mohammed qui reçoit celte orthographe.
L'an 1255 de l'hégire correspond aux années 1839-1840 de l'ère chrétienne. Cette inscription est donc postérieure à la conquête française; aussi sort-elle des limites de cet ouvrage. Mais elle a été insérée ici, à titre supplémentaire, parce qu'elle fait partie de la collection du Musée d'Alger.
Mosquée de Cherchel.
Inscription arabe tracée sur le cadre qui surmonte l'escalier de la chaire.
Mauvaise écriture du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0">,08.
Planchette mesurant 0",36 de hauteur sur 0n>,76 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur une seule lign^ entourée d'un cartouche tracé comme les lettres et mesurant 0^,1^ de hauteur sur 0'°,48 de largeur. Les mots 4*» 9 jum sont inscrits en caractères réduits, sous la partie flnale de la ligne unique*
Inédite.
Il V 9 -^- 8> fU Aul^ ^ ^^l jlO
Traduction. — Et V achèvement de sa fabrication a eu lieu en Fan 81 après 9 cents.
Cette épigraphe est mentionnée incidemment dans la RetM^ africaine (année 1869, p. 240) à propos d'une autre inscription citée ici sous le n» IV (App.). Mais le texte n'en est pas reproduili et la traduction présentée est : « Ouvrage terminé en 981 ». En
1. DeTOulz, Les édifices religieux de V ancien Alger ^ op, laud.t p. 237 et sq* Cf. et. rinscription n» 10.
outre, on indique qu'elle se trouvait au-dessous de la dernière ligne du n** IV (App.). 11 existe cependant une différence notable entre les deux inscriptions dont Tune sculptée sur bois ne peut êire la suite de l'autre sculptée sur plâtre; il est certain qu'il s'agit ici de rachèvement du minbar ou chaire à prêcher. On a déjà un exemple de même nature dans l'inscription n** 1 de ce recueil; et, d'ailleurs, le mot ^ (fabrication) ne s'emploie jamais pour les édifices, tandis que l'épigraphe n" IV (App.) concerne évidemment une mosquée.
Le mode de no talion de la date où les lettres succèdent aux chiffres est inusité; on en trouve pourtant un exemple dansl'iuscription n** 6 qui remonte au même siècle. Les chiffres appartiennent au type robâry ; le i de 4.^ est dépourvu de points diacritiques.
L'an 981 de l'hégire correspond aux années 1573-1574 de l'ère chrétienne.
ChercheL
Inscription arabe décorant un portique de l'hôpital militaire. Écriture médiocre du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0^,12.
Plate-bande de plâtre faisant corps avec la muraille et mesurant 0™,20 de hauteur sur 3">,10 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur une seule ligne.
^Vj ôU^ ^ V JUj J^— Vlj jJuJl L^ 4 ^^ wl o sJJc: Ly^ j^\^^ i^J\ ,U-lj ;jL-JI f&lj al /i ^
Il jU VI j yjU»
Traduction. — Au nom de Dieu^ le Clément^ le Miséricordieux! — Dans des édifices dont Dieu a autorisé l'élévation^ où il a permis que son nom fût prononcé, proclament ses louanges^ matin et sob\ des hommes que les transactions ni le commerce n'empêchent de penser à Dieu, d'accomplir strie»
tement la prière, et de donner V aumône ; des hommes qui redoutent un jour où les cœurs et les yeux seront re tournés (l ).
Cette inscription reproduit les versets 36 et 37, chap. xxiv, du Qorân. Elle a été publiée dans la Revue africaine (année 1869, p. 240), accompagnée d'une traduction due à Bresnier. On indique qu'elle « est gravée sur un des côtés de la chaire ou miniar de la nouvelle grande mosquée de Gherchel ». Le commentaire ajoute qu'on lit, au-dessous de la dernière ligne : « Ouvrage terminé en l'année 981 ». Ces renseignements ne sont pas tout-à- fait exacts. En réalité, l'épigraphe était sculptée en fort relief sur une platebande de plâtre s'étendant au-dessus du mihrâb de l'ancieDoe Grande Mosquée. Lorsque cet édifice devint Thôpital actuel, Tencadrement du mihrâb fut transformé en un portique. En même temps, on transportait dans la nouvelle mosquée la chaire à prêcher que surmonte l'inscription datée de 981, et citée ici sous le n» III (App.).
Le texte donné par la Revue africaine comprend, après les deux versets du Qorâny la phrase suivante (2) : 4)1 jU?^ éX^ 4flt 'J^
OlU^lj Ce^jU ^13 VJUs Jj ^1 ^.rlLiJI. Cette addition n'existe plus sur l'original qui est, en outre, dépoufvu de voyelles, tandis que la transcription de Bresnier présente une vocalisation complète ajoutée par cet orientaliste.
On remarque que le verset 36, chap. xxiv, du Qorân figure déjà sur une table de fondation provenant de l'ancienne mosqaée Keyr Ed-Din et décrite au n° 8 de ce recueil. Les deux épigraphes sont d'époques voisines : elles datent du x^ siècle de l'hégire, comme le démontre l'inscription n*" III (Âpp.) qui appartenait à la même mosquée que celle-ci.