Koran, chapitre zi, verset
Ceci est le tombeau du pèlerin ^ du légiste, du cadi, du prédicateur^ le cheikh Hassen ben Khalf- Allah ben Badis ben El'Kassem ben Mimoun ben Badis El-Çaisi AbouAli, décédé en l'année 784 (1382). — Que Dieu rafraîchisse son tombeau! Amen!
Cette inscription, qui a disparu depuis la conquête comme tant d*autres, était gravée sur une pierre tombale de la mosquée de Sidi Ner'r'ach. Le personnage dont il est ici question exerçait à Gonstantine les fonctions de cadi : Voici ce qu'en dit Cherbonneau : « Ibn-el-Konfoud indique Tannée 707 (1307-1308) comme date probable de sa naissance. Abou-Zakaria Es-Sarrage le place au rang des professeurs les pluséminents,et vante sa science des traditions mobammediennes. Il ajoute que ce docteur, toujours avide de s*instruire, avait recherché dans ses voyages tous les savants de Tépoque, et qu'il avait écouté les leçons d'EI Oudiachi, d*Ibn R'arboun, du cadi Abou-Abd-Er-rezzak el-Djazouli et d'ibo Merzouk. »
Le cheikh Hassen est un ancêtre de la famille des Ben Badis, une des plus anciennes de Gonstantine, qui a donné à la ville de nombreux cadis jusque dans ces dernières années. Il était déjà cadi de la ville en 1357, lors du passage du souverain mérinide Abou Einane (1). Dès cette époque, il semble que cette magistrature ait été un privilège de la famille. L'adjectif Qaîsi indique qu'elle prétend se rattacher à la célèbre tribu arabe de Qaïs.
L'inscription suivante, bien qu'elle eût déjà disparu au temps de Cherbonneau, nous parait trouver ici sa place. Le dévoué professeur auquel nous sommes redevables de tant de recherches sur les antiquités de Gonstantine en a possédé une copie que lui ont communiquée les anciens du pays. Il s'agit des maximes que l'émir Abou Abd Allah, qui gouvernait Gonstantine pour le compte de la dynastie hafcide, a fait graver dans son medjeles de la Kasba. La voici telle qu'elle a été publiée dans le llecueil de la Société archéologique de Constantine, en 56-57 (2).
L'inscription est en vers, scandés sur le mètre radjaz.
i. Il est cité dans une anecdote de la Vie du Cherif Ahou Abd AUah, par Yahya Ibn Khaldoon.