Notamment les n<>" 34, 41 et 43 ci-après
contre les Ben Achour, cheikhs du Ferdjioua, et contre les Harars, seigneurs du Henanecha. En 1735, il marcha avec le dey d'Alger Ibrahim, contre Housseïn, bey de Tunis, et conlriboa pour une grande part au succès de cette expédition. Il mourut en 1736, après avoir gouverné la province non sans gloire pendant vingt«trois années (1).
Inscription carrée, encastrée dans un mur de la mosquée de Sidi L'Akhdar, rue Sidi L*Akhdar. Caractères barbaresques d'un assez bon type, en relief, sur plâtre (2).
Dimensions : 0™,56 de côté. Hauteur des grandes lettres : 0°>,09.
Traduction. — A été terminée notre belle et somptueuse construction^ — par ordre de celui qui Fa élevée pour l amour de Dieu.
Hassan Bey, fils de Housseïn ^ émirs. — Cet édifice est pour nous un temple j comme vous le voyez.
Plaise à Dieu que les efforts de Hassan soient rénumérés! — Puisse-t'il lui accorder une récompense abondante !
Année mil-cent-cinçuante-six; — depuis F hégire de celui auquel appartiennent la gloire et la noblesse (1743-44 de J.'C).
i. Cf. Vayssettes» op. cil.f p. 288 et sq. — Mercier, Histoire de V Afrique, t. III, p. 341 ot sq.
2. Publiée par CherboDoeau, Soc. Arch. de Conslantinef années 1856*57, p. 103. A la fia de la troisième ligne, Cherbouneau donne Torthographe régulière ê§\*^ an lieu de celle du texte 4jt*j»i>,
Le mol cl# beg^ à la 2* ligne, est la forme turque du mot bey. De même, heylarbeg^ le bey des beys.
Hassen-bey, dit Bou-Hanek Oc^y\ « Thomme à la mâchoire », succéda au bey Keliane Housseïn bou Kemia en 1736 (1). La ville de Constantine, qui ne présentait jusqu'alors qu'un amas de ma* sures entassées, lui est redevable de nombreuses améliorations. Il s'efforça de recliûer le tracé des rues, voulut doter la ville de l)eaux monuments, et commença ainsi l'œuvre que Salah Bey devait si bien continuer un demi siècle plus tard. On lui doit notam* ment la mosquée hanafîte de Sidi L'Akhdar, une des principales de Constantine (2).
La grande salle des prières se trouve au premier étage, et TédiGce tout entier repose sur des voûtes basses et massives qui donnent au rez-de-chaussée l'aspect d'une cave ou d'un souterrain. La forme même de ces voûtes, qui est le plein cintre, la présence dans leur charpente de grands blocs de pierre comme on n'en rencontre guère dans l'architecture indigène, pourraient laisser supposer qu'on est en présence de débris d'un édifice antérieur. Nous croyons cependant que toute cette construction est de date récente et bien indigène. Quant aux gros blocs de pierre, il n'est pas impossible qu'ils datent de l'époque romaine et qu'ils aient été simplement mis en œuvre par les maçons du bey Hassan, qui s'empressaient de s'approprier les matériaux trouvés sur place, ainsi que cela s'est mainte fois produit.
On voit encore au rez-de-chaussée de la mosquée une petite cour, à côté de laquelle se trouve une Tourba ou chapelle funéraire. Celle-ci renferme trois tombeaux de marbre d'un beau travail : ce sont ceux de Hassen bou Hanek, de son fils Hasseïn et de son petit-fils Hassan (3). Dans un des murs est encastrée une inscription assez fruste et recouverte de chaux, seul reste de l'ancien tombeau du cheikh Abdelaziz(4). Enfin, on voit de l'autre côté de la cour et dans un réduit obscur le tombeau du cheikh Sidi L*Akhdar, qui ne porte aucune inscription.
La grande salle du premier étage renferme cinq nefs assez élégantes. De nombreuses colonnettes de marbre soutiennent le plafond; du côté opposé au mihrab, circule une longue tribune en bois. La chaire, également en bois, a conservé un aspect ar-