V. inscription no
chaïque. Tout autour de la salle court le long des murs une inscription en relief sur plâtre, moulée en caractères barbaresques d'une certaine élégance. Ce sont des vers du Borda. Le poème écrit à la louange du prophète étant parfaitement connu, nous avons jugé inutile de la reproduire ici. L'inscription qui nous occupe est gravée sur une des parois extérieures de la salle, audessus d'une porte, donnant sur une galerie dallée de marbre qui fait le tour de la petite cour.
Un minaret de vingt-cinq mètres de hauteur domine toute la mosquée.
Inscription moulée en relief sur plâtre au-dessus de l'entrée principale de la grande salle des prières de la mosquée de Sidî L'Akhdar.
Écriture barbaresque courante, ponctuée à Torientale.
Hauteur des grandes lettres : 0»,09. Longueur de Tinscription ln»,20. Hauteur 0«",65(1).
1>I ciU» Cr^ô i><ll ^,jdlj JDI jjûllji
Traduction. — A ordonné la fondation de ce temple ma^ gni figue et sa construction pour la prière^ la glorification [de Dieu) et renseignement [de la religion)^
le dépositaire du souverain pouvoir^ de la parfaite sagesse et de la rectitude de jugement^ notre prince
et notre seigneur Hassan bey^ — que Dieu prolonge ses Jours! — L'achèvement de V édifice date
1. Publiée par Cherbonneau, op, ciL, p. 102, avec une faute dans la date, qu'il a lue êc^i ^ ^ ^^rd que le texte est correct : Cxi«r^
du dernier tiers du mois de Châhan de Vannée mil cent cinquante-six [du 9 aw 18 octobre 1743).
En ce qui concerne la mosquée de Sidi L'Akhdar, voir le commentaire de rinscription prédédente.
Tombeau de Hassan-bey, dans la mosquée de Sidi L^Akhdar.
L'inscription est gravée sur le mechehed de tête, en relief sur marbre.
Dimensions : hauteur 0™,55. Largeur 0'»>,28.
Les caractères, d'un beau type barbaresque, mesurent 0"»,07 de hauteur (1).
La date est oblitérée par une couche de plfttre employé récemment pour consolider le sarcophage.
Traduction. — Ceci est le tombeau du défunt dans la Grâce de (Dieu) Vivant et Eternel ^ Hassan Bey fils de Housséin^ la miséricorde de Dieu Très-Haut soit sur lui! Année 1167.
Le bey Hassan, dit Bou Hanek^ est mort à Constantine en 1167 (1753-54), après avoir gouverné la province pendant dix-sept années. A l'extérieur, son règne est marqué par deux expéditions en Tunisie, en 1739 et 1746; à Tintérieur son administration ne
1. Publiée par Cherbonneau, op, cit,, p. 105, avec quelques inexactitudes. C'est ainsi qu'il fait précéder Tinscription de rinvocation ^jj^J\ 4j|l ^
fui pas dépourvue de fermeté ni de sagesse. Nous avons vu qu'il donna tous ses soins à rembellissement de Constantine, et qu'il fît construire la mosquée de Sidi L'Akhdar (inscriptioDs précédentes) (1).
Son tombeau, en marbre, est en assez mauvais étal. La dalle supérieure ayant disparu, on Ta remplacée par des carreaux en faïence.
Inscription gravée en relief sur un mechehed en bois d'une certaine épaisseur, seul reste de Tancien tombeau. L'inscription couvre un cercle de 0™,40 de diamètre. Les caractères sont vieux et usés.
Reproduite par Cherbonneau (2), d'après une copie prise par M. DoUy, avec quelques inexactitudes.
Ponctuation orientale.
Jj» ,>UI jJUI fUVI jç-JI ^^ l»
oljL-tVi .^--.-L* JL^I j^L-Jl
Al nnv
1. V. au sujet du gonveruement de ce prince : Vayssettes, Conslaniine sous la domination turque [Société Archéologique de Constantine, 1868, p. 302). — Rousseau, Annales tunisiennes, p. 117 et sq. — Eraest Mercier, Histoire de VAfriqu^^ t. III, p. 363 et sq., 372. — Histoire de Constantine (manuscrit).
2. Op. cit,, p. 103. A la fin de la deuxième ligne, Cherbonneau a omis les
mots 41^; h la fin de la troisième ligne, il a omis également les mots Ajfi OUI; enfin, il a écrit le nom du défunt JL^ /# JL^ /;!, alors que le texte
porte JL^ ^ JL^ ^1.
Traduction. — Au nom de Dieu, Clément et Miséricor^ dieux!
Que Dieu répande ses grâces sur notre seigneur Moham* med et sa famille!
Ceci est le tombeau du cheikh^ timam^ le savant^ le com^^ plet^ le sainte le vertueux, docteur de la science religieuse^ imbu des saines maximes et des préceptes de la rhétorique, le modèle des hommes vertueux et le plus excellent des savants, Sid Ahmed Ezzine^ le Constantinois, fils de Mo^ hammed, fils de Mahammed^ fils du saint Ydqoub El Djouini, décédé en l'an H67 (1753-54).
Le tombeau du saint se trouvait autrefois dans la mosquée de Sidi AU ben Makhlouf (1) à l'emplacement de la mairie actuelle. Lors de la démolition de cette mosquée, on transporta les sarcophages qui s'y trouvaient dans la mosquée des Arbâïn Cherifs, actuellement siège de la Mahakma du cadi de la 1'" circonscription judiciaire (2). C'est là que nous avons retrouvé l'inscription.
L'ancien tombeau ayant complètement disparu, à l'exception du mecbebed portant Tinscription ci- dessus, on construisit un nouveau cénotaphe en bois vert et doré, à la tête duquel on lit :
• • • Cl
t^ i-^ ùj\ -W-* Jifl< d<
Traduction. — Louanges à Dieu!
Ceci est le tombeau du Pôle, le soutien de la religion, Abou r Fadhel Ahmed Ezzine.
Reconstruit en Redjeb de l'année 1291. [Août-septembre 1874.)