‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 215 sur 249 · Rue Perrégauz · texte numérisé non relu

Rue Perrégauz

3. Op. cit.^ p. 106. Il donne au premier vers ulS} ^ju* au lieu de /tju

i^ULI ; i|ijl j!r^ ^j-^J^ 4 w.l.ln M jju au lien du texte ; au troisième vers

UjLSv^ ^^ ^^ ùVt ^^ quatrième vers 4lll Jj au lieu de 4^\ Jj; enfin à la dernière ligne, {fj^» &u lieu de «/j^.

3" /i^ne en prose :

Traduction. — Cette construction fait naître le bonheur tout autour (telle; — le bonheur qui s* élève à ses côtés et monte comme rétoile du matin.

Ainsi restaurée y elle représente le printemps et ses fleurs;

— ou encore^ le ciel constellé détoiles.

Une voix haute s'élève ici^ et proclame publiquement

— que cet édifice est dû à Salah, qui raconstruit. Puisse le seigneur lui permettre d'élever d'autres monuments^ en dépit de — ses envieux ^ après avoir achevé celui-ci dans la perfection .

A reconstruit cette zaouia Sid Salah Khoudja ben Mousta fa ben Mohammed Melmeli^ janissaire^ en tannée onze cent quatre-vingt-trois (1769).

Les deux premières lignes de rinscription sont en vers scandés sur le mètre kamil. ^

Au premiers vers, au lieu de S^j a étoile du matin », on peut

lire \j^j « fleur ». Mais nous pensons qu'il y a ici un Jeu de mots avec opposition de sens entre les deux mots ij^} du premier et du second vers.

Le janissaire dont il est ici question avait été admis, d*après CherbonneaU) à épouser une descendante du saint marabout Sidi Abdelmoumen. Comme la mosquée de celui-ci tombait en ruines,

— et peut être aussi pour se faire bien voir de la population indigène, qui détestait les Turcs à la fois comme étrangers et comme maîtres dont le joug pesait lourdement sur le pays, — Salah le janissaire fit rebâtir l'édifice qui avait l'honneur de posséder le tombeau du saint vénéré. Notons cependant que cette recons-

traction n'offre rien de particulièrement remarquable, ni de nature à justifier la pompeuse dédicace qu'on vient de lire.

Inscription gravée sur une porte en bois qui ferme une petite chambre servant de poste aux spahis de garde, à quelques pas du cabinet du général de Division, dans l'ancien palais d*El-Hadj Ahmed Bey.

Les caractères, d'un beau type barbaresque courant, sont exécutés en relief et mesurent 0",025. L'inscription totale a 0">,205 de hauteur et 0",195 de largeur (1).

Les vers qui suivent l'invocation sont du mètre ouafir ^1^.

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