‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 230 sur 249 · Publiée par Cherbonnean, op. ci7., p · texte numérisé non relu

Publiée par Cherbonnean, op. ci7., p

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Traduction. — Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux!

« Ceci est le tombeau du bienheureux, du défunt

« dans la grâce de Dieu Vivant et Étemel ^

« r humble devant son Maître j Redhouane Khoudja, caïdeddar. Année iiiO ». (Du !•' arnV 1805 au 20 mars 1806.)

Le caid-eddar occupait sous le gouvernemeat des Turcs la première place après le bey. « Il avait, dît Gherbonneau, la surveillance de la justice, du culte, de rinslruction publique, de la police el de la voirie. Il admiaistrait aussi les azels et terres domaniales, et présidait à Temmagasinement des grains provenant de TAchour Quand le bey s'absentait, c'était au caïd-

eddar qu'il remettait l'autorité. » Aucune institution similaire n'existait à Alger.

Redhouane Khoudja remplit ces fonctions à. la fin du dernier siècle, sous le gouvernement de Salah-bey et de Housseïn-bey. H parait avoir été le protecteur des t'olba et des écoliers. Il fonda une zaouia qui portait son nom, et où il fut enterré. Cette zaouia a été détruite, depuis la conquête française, et la tombe transférée au cimetière musulman.

Sur le mechehed des pieds se lit l'inscription suivante :

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dont nous avons déjà donné la traduction au numéro 38. A noter une variante : au 4« vers, m fine, le n" 38 donne mjSOI ^.

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Traduction. — « Aw nom de Dieu j Clément et Miséricordieux!

<( Ceci est le tombeau de la Dame Zohra, fille de notre Maître Sid Mohammed Nâmane Bey^ — que Dieu augmente sa gloire et lui donne la victoire! Amen! — décédée en fannée 1226 ». {Du 25 janvier 18H au 15 janvier 1812.)

L'iascription n'existe plus. Elle a été publiée par Gherbonneau qui la fait suivre du commentaire ci-après : « On lit cette épitaphe dans la zaouia de Nâmane, rue du 26' de ligne. A côté de Zohra repose Ourida, sa sœur, ainsi que l'indique une autre inscription dont la formule est à peu près la même. » La Zaouia Nâmane a disparu aujourd'hui pour faire place à des constructions européennes.

Mohammed Nâmane, bey de Gonstantine, succéda à Ahmed Tobbal en février 1811. Deux ans plus tard, le dey d'Alger, Hadj Ahmed, n'ayant pas reçu du bey de Tunis les satisfactions qu'il en attendait envoya son général 'Omar Agha prendre, de concert avec Mohammed Nâmane, le commandement des troupes de Gonstantine pour envahir la Tunisie. L'expédition fut malheureuse. Au retour, Omar Agha était arrêté dans les défilés des Bibans par les kabiles révoltés. Furieux de ces échecs successifs, le dey d'Alger envoya l'ordre de mettre à mort le bey de Gonstantine auquel il les attribuait. Nâmane fut étranglé à Msila, où il était en expédition. On l'enterra dans la mosquée de Sidi Bou Djemline, à Msila, où nulle inscription n'indique la place de son tombeau (mars 1814) (1).

1. Ernest Mercier, Histoire de VAfrique Septentrionale, t. III p. 483-84. — Vayssettes, op. cit, (aonée 1869), p. 512 et eq.

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Mechehed en marbre surmonté d'un turban.

Hauteur de l'inscription : 0%64. Largeur : O",30; haulenr de l'alif : 0»,08.

Caractères maghrébins. Les lignes, au lieu d'être horizontales, vont en montant de droite à gauche.

Cimetière arabe.

Inédite.

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Traduction. — « C'est lui le Vivant j f Éternel!

« Mon Dieu, c'est toi qui me fais miséricorde !

« Mo?i espoir est que tu me pardonnes;

« l^e t'irrite pas de ma désobéissance ;

« Et parfais tout ce qui est en moi défectueux.

« Est décédé Sidi Othmane Khoudja ben Ahmed^ khalifa. — Dites une fatxKapour le repos de son âme!

« Année 1232 {du 21 novembre 1816 at/ 10 novembre 1817). »

La tournure de IMovocation contraste avec les formules habituellement employées dans les épitaphes.

La 6' ligne est terminée par «/JU» qui vient ici pour la rime et occasionne une inversion assez étrange.

L'inscription est en prose rimée.

Le mot â^lf a été intercalé, sur l'original, entre la fin des 6^ et 7* lignes, en raison du manque de. place.

Tombeau de Sidi Derrar, dans la chapelle du même nom, rue Combes. Le mechehed de tète porte Tinscription suivante, qui occape un cercle de 0'^,44 de diamètre.

Caractères barbaresques ordinaires, gravés en relief sur bois.

Inédite.

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Traduction. — a Au nom de Dieu^ Clément et Miséricordieux!

« Que Dieu répande ses grâces sur Notre Seigneur Mohammed et lui accorde le salut !

« Ceci est le tombeau du saint, du vertueux Sidi Derrar y

« Owe la bénédiction de Dieu soit sur lui! Reconstruit dans [le mois de] Sa far.

« Année 1234 ». (Du 30 novembre au 26 décembre 1818.)

L'ancien tombeau, complètement ruiné, a disparu. Nous ne savons rien de Sidi Derrar, sinon qu'il vivait il y a plus de trois siècles. Les indigènes n'ont conservé de lui d'autre souvenir que celui de son nom.

Sarcophage en bois, déposé dans la chapelle fanérairedela medersa de Sidi El Kettani (1).

L'inscription suivante est gravée en relief sur le meehehei de tête, en caractères barbaresques d'une exécution médiocre.

Diamètre de l'inscription : 0°>,30. Hauteur de l*alif : 0",045.

Inédite.

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Traduction. — « Aw ;iom deDieu^ Clément et Miséricordieux!

« J&5/ décédée la servante de Dieu Très-haut j Amina^ fille deSid Salah Bey^ — que la miséricorde de Dieu soit sur elle! — Le vingt et un du mois de Dieu Ramadan le Très-ma* gnifique^ année 1237. » [Il Juin 1822.)

Un autre mechehed de même forme se trouve aux pieds du tombeau, et porte une inscription de formules religieuses.

Amina était issue de l'union de Salah Bey avec Fatma El Euldja, l'une de ses trois femmes.

Sarcophage en bois recouvert de drapeaux, et déposé dans une sorte de petit caveau funéraire attenant à la chapelle de la me-

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