‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 233 sur 249 · II. — DEPABTtJlEXT DE CONSTjCm.NE · texte numérisé non relu

II. — DEPABTtJlEXT DE CONSTjCm.NE

jJL-, A JU on ^

Traduction. — « Au nom de Dieu^ Clément et Miséricordieux !

« Ceci est le tombeau du sainte le vertueux^ le Pôle, le bon conseiller^ Sidi Djamd ben Ali, décédé^ — que Dieu Très-haut lui fasse miséricorde! — à la fin [du mois] de la naissance de Mohammed, — que Dieu répande sur lui ses grâces et lui accorde le salut! — Année 1249. » (17 août 1833.)

Le mois de la naissance du prophète, jJ^I est Rebia-eUAouel.

Medersa de Sidi El Kettani.

Inscription sculptée en relief sur le mechehed de tête d*un sarcophage en bois.

Caractères barbaresques d*un type médiocre.

Hauteur de Talif : 0«»,05. Diamètre de Tinscription : 0«»,28. Inédite.

Traduction. — « Aw nom de Dieu ^ Clément et Miséricordieux !

(iLa mort^ aucune créature vivante ne peut s' y soustram»

« Ne te fie à aucune Joie en ce monde qui n'est que niant.

a Ced est le tombeau deTimam, l'océan de science ^ le pieux Mohammed El Mekki, descendant fortuné de Bou Talebi

« Choudl est le mois du décès ^ [le mot] Firach \indiqm\ le nombre d'années. » (1281 de F Hégire, correspondant à la période comprise entre le 27 février et le 27 mars 1865).

Ou remarquera dans cette épitaphe, plusieurs inversions qui semblent peu habituelles à. la langue arabe. A la b^ ligne notamment, le nom du défunt a été mis à une place qui n'est pas la sienne, sans doute pour obtenir une rime riche.

La formule de ]a2« ligne est usitée ordinairement dans les actes arabes, quand il s'agit d'une nomination de tuteur, ou de dispositions testamentaires prises sur un lit de mort : jôt ^1 4i*[ |i^J^l>

^ ^j\k jXj ju^fi^j 4ii j.^ (^JJI ^^1, 4JU 4JI. « Et il les a pris à

témoin que si Dieu venait à décréter sa mort, événement auquel nulle créature vivante ne peut échapper ni se soustraire... » On la voit rarement usitée dans les épitaphes.

La famille des Bou Talebi a compté parmi ses membres un certain nombre de savants, notamment le cheik El Mekki dont le souvenir est encore vivant à Gonstantine. Sa réputation de science lui valut l'honneur d'être enterré dans la medersa, parmi les membres de la famille Salah Bey.

Oratoire deSidi Bou Màza, rue Perrégaux.

Inscription sculptée en relief sur le mechehed de tète d'un sarcophage en bois, de fabrication récente.

Caractères barbaresques d'un bon type.

Hauteur de l'inscription : 0°,34. Plus grande largeur : 0»,28. Inédite.

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Traduction. — a Louanges à Dieu seul!

« Ceci est le tombeau du saint, de celui qui est un objet de pèlerinage, le cheikh Sidi Abd Allah Abou-Mâza^ décédé en tannée cinq cents (H07).

« Sa sépulture a été transférée de la mosquée où elle se trouvait^ laquelle tombait en ruines, jusqu'ici, pendant le mois de Hidja de F année \ 286. » [Du 4 mars au 2 avril 1 879.)

Le tombeau ancien de Sidi Bou Màza, doat il ne reste plus rien, se trouvait autrefois dans la mosquée des Arbaïn Gherif. Cette inscription, bien que toute récente, nous a paru digne d'être relevée, en raison de la date qu'elle donne de la mort de Sidi Bou Maza. 11 serait à souhaiter que les dates anciennes eussent ainsi été conservées partout où de nouveaux sarcophages ont été substitués aux tombeaux primitifs. Sur le mechehed des pieds sont gravées diverses formules religieuses.

Sidi Bou Maza, s'il faut en croire la tradition locale, doit son surnom à l'aventure suivante : il arriva un jour qu'un homme poursuivi par ses ennemis et sur le point de tomber entre leurs mains, chercha un asile dans la mosquée du saint qui le prit sous sa protection. Violant le caractère sacré de l'édifice, les poursuivants y pénétrèrent, mais ne purent y découvrir leur proie malgré d'activés recherches. L'un d'eux eut l'idée de soulever un pan du burnous du marabout : on s'aperçut qu'il portait sous le bras une chèvre. Nul doute que ce ne fût le fugitif, ainsi transformé par un effet du crédit immense dont jouissait auprès de Dieu son protecteur. Uès lors, celui-ci garda le surnom de Bou Maza^ l'homme à la chèvre.

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