Dont treDte-huit ea arabe et dix-sept en turc
2. A. Devoulx, Épigraphie indigène du Musée archéologique d'Alqer (Alger, Jourdan, 4874).
vm PREFACE
été entièrement refaites, quelle que soit la langue d'origine. Cela ne signifie pas que les précédentes étaient toujours inexactes; mais, en pareille matière, chacun a des procédés et des préférences dont il lui est difficile de faire abnégation.
Les renseignements fournis par Fépigraphie ont leur principale utilité pour les époques où l'histoire présente des lacunes et des incertitudes; il est donc naturel que ce travail s'arrête à Tannée 1830, au moment de la conquête française. Par exception, deux épigraphes postérieures à cette date sont citées ici parce qu'elles appartiennent Tune au Musée, l'autre au Cercle militaire d'Alger. Elles sont placées en appendice avec les deux vieilles inscriptions de Cherchel dont il a été question précédemment et que je n'avais pu relever lors de mon passage dans cette ville.
Si les philologues peuvent trouver, dans un ouvrage de cette nature, matière à d'intéressantes remarques, les historiens sont appelés plus fréquemment encore à en faire usage. Pour abréger leurs recherches, il a semblé utile de placer les inscriptions dans Tordre chronologique; de cette manière, les renseignements concernant une même époque sont mieux groupés, et leur rapprochement facilite les vues d'ensemble. Les inscriptions non datées commencent au n® 166; elles sont classées d'après Tordre alphabétique. Avec une telle disposition, le lecteur pourra, en présence d'un marbre de cette catégorie, retrouver aisément le texte et la traduction qui s'y réfèrent. Il est bon de remarquer, toutefois, que l'absence de chifi'res n'entraîne pas Tabsence de date, celle-ci étant souvent indiquée par une phrase qui sert de chronogramme : en additionnant les valeurs numériques de chacune des lettres qui la composent, on obtient le millésime qui s'y dissimulait. A cet égard, je ferai une remarque qui intéresse les orientalistes : dans les textes de cette collection, un caractère pourvu du techdld ne compte que pour une seule lettre, et Tarticle prend la valeur de 31, sans que, dans le décompte, le lâm soit jamais assimilé à la lettre solaire qui peut le suivre.
Parmi les monuments décrits, un certain nombre sont