‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 30 sur 249 · DËPAtlTEMENt D'ALGEH 4b · texte numérisé non relu

DËPAtlTEMENt D'ALGEH 4b

pareille matière, teadent toujours, par suite d'ua entratnement involoalaire, à attribuer à de tels monuments la plus haute antiquité. Pourtant la précision de la date qui comprend le nom du mois, passé sous silence par Devoulx, aussi bien que la forme inusitée de l'expression oCi Ton a combiné les systèmes numérique et littéral, semblent prouver que Tépitaphe n'a pas été établie d'après le manuscrit.

Il est incontestable que l'expression Jb ^ n*est pas heureuse, le verbe laJ» signifiant « munir un caractère de points diacritiques », alors qu'il reçoit manifestement ici le sens de « tracer une lettre ». Le j valant 4, la date complète est cha'bàn 1054, qui correspond à la période comprise entre le 3 et le 31 octobre 1644 de Tère chrétienne.

Un certain nombre de légendes plus ou moins merveilleuses s'attachent à la mémoire de Sidt Mansoûr ; elles sont rapportées par Devoulx. Le tombeau du saint était autrefois situé près de la porte Bàb *Azzoûn: en 1845, on démolit le mausolée qui l'entourait et Ton transporta en grande cérémonie les restes mortels dans un local préparé à cet effet, à côté de la mosquée de Sidi *Abderrahmàn qui avait été le maître de Sidi Ahmed Zerroûq, lequel avait eu, à son tour, Sidi Mansoûr comme disciple.

La fin de cette inscription est rédigée en prose rimée ; les rimes

sont : jyaXm et jjyUl, «U^l et «l^jl!, Jl^ et JUu.

Phare de l* Amirauté^ à Alger.

Inscription arabe provenant de l'un des tombeaux situés jadis près des fortifications de Babeloued.

Mauvaise écriture du type nesky rarby.

Hauteur des lettres montantes : 0<°,05.

Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0°>,39 de hauteur sur 0°>,27 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes séparées par des traits du même relief que les lettres.

Traduction. — Ceci est le tombeau de celui a qui Dieu fasse généreusement miséricorde, Mohammed hen Èamdàn; que Dieu lui fasse miséricorde! Il est mort dans le mou du dernier joumâdâ de tannée cinquante-neuf après mil.

Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Muîée d'Alger^ op. laud., p. 135 et sq.). Le texte donné par cet auteur ne reproduit pas exactement la disposition de Toriginal ; en outre, il porte im^ au lieu de 4ii«J, transformant ainsi en 1067 la date qui est, en réalité, 1059. Le mois de joumâdâ Il« 1050 s*étend du 12 juin au 10 juillet 1649 de Fère chrétienne. Devoulx écrit is^\^ correctement, tandis que Toriginal le prive du fs final et donne unjezmau j.

Il ne semble pas que le personnage cité ici ait joué un rôle dans l'histoire d*Alger. La stèle qui porte cette épitaphe était uo mechhed de pied.

Musée d'Alger.

Inscription turque et arabe provenant de la mosquée £1-Jàma* el-jedid.

Ecriture médiocre du type nesky ckerqy.

Hauteur des lettres montantes : 0">,07 dans les trois premières lignes, et 0%05 dans la quatrième.

Corniche de marbre mesurant 0'°,49 de hauteur sur 2°>,48 de largeur.

Caractères gravés en creux et jadis remplis de plomb, disposés sur quatre lignes qui présentent d'importantes lacunes dues aux mutilations subies par la pierre.

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