La famille du prophète Mohammed et ses compagnons
5. Les ançàr sont, comme on sait, les adeptes de l'islamisme qui accueillirent Mohammed à Médine lorsqu'il émigra de La MelLke.
6. L e. : hommes courageux comme des lions et pleins de générosité. Les
deux mots lyw» jul qui sont ainsi rendus ont été passés sous silence dans
4d CORt>US Dl^ liSsCRiPTlONS ÀRAfiES Et TURQUES
toutes les nations! Et ensuite, louange à Dieu à la fin et au commencement^ en ce qu'il désire et en ce qu'il veut!
Elle a été placée ici au temps de des bonnes
œuvres {i).
Cette iascription a été publiée par Devoulx [Épigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud.^ p. 25 et sq., et Edificet religieux de l'ancien Alger, op. laud,, p. 138 et sq.). La traduction qu'il en adonnée diffère de celle-ci sur plusieurs points. La troisième ligne, en particulier, a été considérée par Devoulx comme faisant suite à la deuxième; il y a plus d'un motif pour écarter cette opinion. D*abord une telle construction ne permet pas d'expliquer le cas direct ^^i^-^JLJLI de la quatrième ligne et
laisse obscur le sens de juk A^ l» qui s'explique très bien, au contraire, quand on le lit immédiatement après Cj^j^jJ\ ^b U \ les mots ôM^lf ù^P^i 6^ d'autres qui sont aussi au cas direct sans avoir à en porter la marque, deviennent alors les com-
pléments de [j^]U. Aux considérations grammaticales s'ajoute l'importance du dispositif : les deux premières lignes sont tracées sur le même plan de la corniche ; la troisième, séparée d'elles par une rangée d'astragales, est gravée sur une partie du marbre faisant saillie ; enfin la quatrième ligne, séparée, elle aussi, de ia troisième par un rang d'astragales, est inscrite en retrait de celle-ci ; cette disposition autorise à isoler la troisième ligne dans la lecture et à la considérer comme une enclave. Il faut encore remarquer qu'un souhait tendant à obtenir que Dieu perpétue le règne d'un souverain tant que les astres tourneront irait à rencontre de la loi proclamée par le Qoràn : « Toute âme goûtera la mort. » On comprend qu'un vœu formé pour une si longue durée doit s'appliquer non à l'homme, mais au principe qu'il repré-
ia tradactioQ de Devoulx. L^orthographe \j^ pour iSx^ (<1^ (/^^ ®t noo de \j^) est amenée, comme la suppressioa du taowtn, par la nécessité de la
rime avec ljal««, l«/^J^ IJU^, Imj Uj.
1. Le mot effacé qui précédait Oljjf-t était certainement «.^^U^ ; l'expression ililj^l x srAr-- est d'usage courant dans les inscriptions d'Alger qui citent le nom d*un fondateur. Il faut donc lire C^jà^\ au cas indirect: Quant au féminin C^tU^ « elle a été placée •, il a pour sujet sous-entendu «^4*^1, désignant la table de fondation.