I. - DÉPARTEMEiNT D'ALGER
que à Dieu; on pourrait être tenté d'y lire ^««Jlf mais les points diacritiques du «^ sont très nettement marqués et empêchent de le considérer comme alîf maqsoûrà. Devoulx a négligé de reproduire ces points dans sa transcription ; pourtant la manière dont
il a traduit le participe prouve qu'il a adopté la lecture ^J««JI à
laquelle je me suis arrêté moi-même.
Pour faire le calcul de la date, il est nécessaire d'attribuer aux
lettres la valeur qu'elles ont dans Talphabet barbaresque, où le g^ équivaut à 900, et non à 1000 comme dans Talphabet oriental. On arrive ainsi au chiffre de 1080. L'an 1080 de l'hégire correspond aux années 1669-1670 de l'ère chrétienne. Â cette époque, l'autorité était, en effet, exercée à Alger par El-Hâjj 'Aly agha, désigné dans les inscriptions turques sous le nom de Hâji *Aly; celui-ci, porté au pouvoir par le Diwân des janissaires, en 1665, après l'assassinat de Cha'bàn agha, y demeura jusqu'en 1671 et eut lui-même une fin tragique. Quant au pacha Isma'il, qualifié ici dVmir fidèle à ses promessesy il n'exerçait aucun commandement effectif et, ayant peu à promettre, il ne devait pas être embarrassé pour tenir parole.
Musée d'Alger.
Inscription turque provenant du « Fort des Anglais » ou Bor) Qâmàt-el-foûl.
Écriture médiocre du type laUîq.
Hauteur des lettres montantes : 0°>,03.
Table de marbre mesurant 0">,50 de hauteur sur 0°*,47 de lar-
Caractères sculptés en relief et disposés sur cinq lignes enfer* mées dans des cartouches historiés du même relief que les lettres.
•-*•>. iS^} Il J-^» f.-^ o- y. tf •*'.^ Il j^jl' <rJ.y. rè ^^
^•nx:- ^^'^ ->•* J-* ^^ ^^ v**^** ^^-> '^-^. à-^
66 CORPrS DCS i:^SatlPTl«>!IS ARABI5 ET TTBQCES
Traduction. — Une voix miptérieu-^ a prammcé^ comme date de ce fort^ ce vers sans p^jreîl: « Hyi ^A/y^ en ses au ffusies desseins, a construit une fnrtere^se en cet endroits. Au tenq>s ^Ismailparha : ann^e 10>vO.
Cette inscription a été publiée par DeToaIx {Épigrapkie indigène du Musée archéologique d^Alje^r^ op. laud.^ p. 49 et sq.) qui lai a attribué trois li&^nes. En réaltê, elle en contient cinq doot les quatre premières forment les hémistiches d'un distique scandé
sur le mètre remel. L'orthographe Jjl—3 (pour JJuJ] est amenée
par la nécessité de donner une rime à J^.
Devoulx déclare n'aroir pu résoudre le chronogramme de celle inscription. Il sufGt, pour en faire le calcul, d*additionner les valeurs numériques attribuées aux lettres du second vers :
I Je ^\^ ^\ ^\c cJ»^ Il ^j j-t- .Xy ^4,J
on obtient ainsi exactement le nombre 1080.
Au point de vue grammatical, Tinversion ^^j ^^ mérite d*étre signalée.
La date en chiffres, intercalée parmi les mots de la dernière ligne, doit être lue en dernier lieu et ne compte pas dans le vers.
L*an 1080 de Thégire correspond aux années 1669-1670 de Tère chrétienne ; c*est l'époque où Hàji 'Aly, qui fut agha de 1665 à 1671, exerçait le pouvoir à Alger avec le Diwàn, sous Tautorité purement nominale du représentant de la Porte, Isma*il pacha.
Le « Fort des Anglais », dont la porte était surmontée de celle épigraphe, est appelé par les indigènes Borj Qâmàt-el-foûl (fort de la haute taille des fèves) parce que, dit-on, les champs de fèves environnants contenaient des plants de dimensions remarquables ; Devoulx écrit « Bordj Kalel el-foul ». Cet ouvrage militaire existe encore aujourd'hui ; il est situé sur le bord de la mer, au nord-ouest d^Alger.
Mutée i Alger.
Inscription arabe provenant de la mosquée de Bâb-Dzfrà
Bonne écriture du type nenkg cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0«,05.