I. - DÉPARTEMENT D'ALGER
question et celui que meationne rinscription n° 47. C'est donc à
tort que le texte porte s^\^ LUI JU^; le mot L«JLI doit être supprimé dans la lecture.
11 y a lieu de remarquer Torthographe défectueuse des mots
JJLl (ligne 3) pour Jjj.^1 ,ju^l (ligne 5) pour ju^ , >J (ligne 6) pour jIm». On doit, sans doute, voir dans ju^l le nom propre
très répandu dans les pays barbaresques.
La date de Tinscription montre que le Borj El-Hàjj *Aly fut construit sous le règne du dey Hâji Mustafâ.
Le nom de Borj Ràs-El-moûl (fort de la pointe du môle), sous lequel il est généralement connu à Alger, lui vient de la situation qu'il occupe à l'extrémité de Tancienne jetée turque.
L'an 1H5 de l'hégire correspond aux années 1703-1704 de l'ère chrétienne.
Ancien fort turc désigné sous le nom de Borj El-Hâjj *Aly et plus généralement appelé Borj Ràs-El-moûl.
Inscription arabe placée sur le mur extérieur.
Mauvaise écriture du type neskif rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0°>,03.
Table de marbre mesurant 0">,50 de hauteur sur 0'",35 de largeur.
Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur six lignes.
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Traduction. — Louange à Dieu! La construction de ce fort de surveillance a été achevée par les soins du respectable^ de r illustre maître Mohammed ^Arâbfils de Mafiammed^ fils du maître 'Aly {que Dieu pardonne ses péchés et voile ses
imperfections de sa grâce!) dans le mois de rebi 't-tany de Vannée 1120.
Cette inscription a été publiée et traduite par Devoulx {Revu? africaine, année 1877, p. 61). Le mot (jum est rendu, chez lui, par « évident » ; je ne crois pas qu'il faille lui attribuer ce sens. On ne comprendrait une pareille épithète que s'il pouvait y avoir opposition entre les ouvrages de défense établis, suivant le système de Vauban, au niveau de la campagne, et les constructions militaires élevées au-dessus du sol; or, celles-ci sont les seules dont la domination turque ait laissé des traces en Algérie. Je pense donc que (ju^ n'est pas placé ici seulement pour arrondir la phrase, mais bien pour indiquer le rôle dévolu au Borj £1-Hâjj 'Aly. Ce fort faisait suite, en effet, à un autre plus ancien qu'il venait renforcer et qui avait pour principale mission de surveiller l'entrée du port : ce dernier portait le nom de Borj El-goumen (1), c'est-à-dire «Fort des câbles», parce qu'il renfermait la corderie de la marine, et il était surmonté d'une inscription indiquant qu'on l'avait substitué à l'ancienne vigie décrite par le Père Dan en 1634. C'est pourquoi j'ai cru devoir traduire «^/m^I *. r<tJ- l par
« fort de surveillance », donnant ainsi au participe (j^^^ son sens actif (2).
A la quatrième ligne, il semble qu'il y ait lieu de lire Mahammei et non Mohammed, en raison de l'orthographe particulière que ce nom a reçue dans l'inscription n** 46, où il est fait mention du même personnage.
L'origine de la dénomination de Borj Ms-El-moûl a été indiquée à propos de l'inscription n* 46.
Devoulx émet un doute sur le chiffre des unités de la date; il suppose, sans oser l'affirmer, que ce chiffre qu'il dit être « fruste»
yCf
i. Le mot goumeoà (ilû, coll. *jji^ est employé, à Alger, dans le sens de
u cAble ». 11 n'est ni arabe ni turc; il se confond évidemment avec gùmina de ^espagnol et du portugais, et avec gômona, gômena, gùmina de Titalien Le français possède aussi gumëne, terme de blason, et gomène, terme de marine, désignant tous deux le cable qui retient Tancre d'une galère. Littré
attribue comme étymologie commune à ces mots Tarabe gommai {A^?^ cordage de navire).
2. Le premier sens donné par le Dictionnaire de Biancbi et KiefTer pour le mot jj(A«(qui examine, qui fait des investigations) convient merveilleusemeut à ce passage.