I. - DÉPARTEMENT D'ALGER
était un zéro. Eq l'espèce, la réserve de cet auteur me parait excessive : rinscriplion étant gravée en creux, il n'y a pas, à proprement parler, de caractères frustes. A vrai dire, le plomb qui remplissait la petite cavité représentant le zéro a disparu, mais son logement a conservé une forme très régulière et aucune hésitation n*est permise dans la lecture.
La présente inscription est placée sur la muraille du Borj Râs-El-moûl, à côté de celle qui porte le n' 46 dans ce recueil, et qui fixe Tachèvement de la construction à Tannée 1115 de rhégire. Devoulx fait observer judicieusement qu'il s'agit ici, sans doute, de modifications partielles apportées au monument. Ces travaux eurent lieu sous le règne du dey Mohammed Baktache. L'an 1120 de l'hégire correspond aux années 1708-1709 de Tère chrétienne.
Musée d'Alger.
Inscription turque provenant de l'ancien palais des pachas, dit palais de la Jenlnà.
Écriture médiocre du type nesky chergy.
Table de marbre mesurant 0°»,62 de hauteur surO'^jSS de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur dix lignes.
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Tradcctio.n. — mon Z)7>w, conserve-nou^ en ta gardel tm qui vois ces traits^ que Dieu^ en sa grandeur immemt, nous facilite à tous F accomplissement du bien ! Lorsque certains d entre nous^ soldats d'Alger^ mourront à la guern sainte ou tomberont en captivité sans avoir d'héritier^ leun biens ^ restreints ou nombreux^ seront vendus par F intermédiaire du Trésor public des musulmans; le produit en sern plarj sous scellés, après décompte, et remis en dépôt entre h mains du syndic du bedestân, Ben 'Omar Orloû. Si le propriétaire rei:ient après délivrance y il reprendra de sa propre main le prix de la vente^ qui lui sera attribué. Apres quarante ans, le Trésor en prendra définitivement possession. Si quelqu'un cause la tiolation de ces prescriptions , que la malédiction de Dieu soit sur lui, que la malédiction de Dieu soit sur lui, que la malédiction de Dieu soit sur lui, ainsi que celle des anges et des hommes réunis! Écrit par autorisation de la totalité de l'armée assistée de Dieu [qu'il soit exalté!), et ce, dans les derniers jours du mois de rejeb le déclinant ^ de Fan mil cent vingt-deux. Année 1122.
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Munée archéologique d'Alger, op, laud., p. 57 et sq.), qui lui attribue sept lignes au lieu de dix. Le texte et la traduction donnés par cet auteur difTèrent sur plusieurs points de ceux que je propose. C'est ainsi que la 4« ligne devient chez lui ^1 JlL^ è^3^j^ (au lieu de : ^^ 3I ^P ,> ^^1 ôU-.j.) qu'il rend par Ben Omar, le directeur du hadestan^ supprimant ainsi le mot Orlou.
L'expression JUJI C^ désigne, chez les musulmans, le Trésor public ; il est naturel de le voir intervenir dans les formalités de procédure indiquées ici, car le fonctionnaire qui en avait la charge comptait parmi ses multiples attributions celles de curateur aux successions vacantes.