I. — DÉPARTEMENT D'ALGER
qui sert de guide à sa renommée, Soûkaly 'Aly dey, en Fannée mil cent vingt-trois, dans la nouvelle lune du mois de la nativité du Prophète, le bon directeur. A la date de U23.
Celte inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Musée archéologique dC Alger, op. laud., p. 62 et sq.). J*ai dû sur plusieurs points m'écarter du texte qu'il en a donné.
L'épigraphe est rédigée en prose rimée. La première ligne se ter-
nioe par les mots (^\yù ^U., et non par j,^y}^ L qui ne donnerait Lucuo sens; le & et les divers points diacritiques sont nettement marques, et il n*y a pas dM après le j. Cette remarque est de luelque importance ; car c'est pour avoir lu inexactement les leux derniers mots de la première ligne que Devoulx déclare l'avoir pu reconnaître de quel genre d'édifice provient Tinscripion. Il s'agit sans aucun doute du palais du Dlwân que le dey avait ïû songer à faire restaurer pour se concilier les bonnes grâces des anissaires. Ceux-ci étaient devenus fort turbulents sous le règne le Mohammed Baktach qui périt sous leurs coups, faute d'avoir itôsuré le paiement de leur solde ; ils ne firent pas grâce non plus !i Dâly Brâhlm, le soudard qui lui succéda et qu'ils mirent à 3iort parce qu'il avait tenté de faire violence à la femme d'un ^oldach. En prenant le pouvoir après eux, *Aly Soûkaly, autrement appelé *Aly Chaouch, donna ses soins à la milice, comme en Lémoignent les inscriptions n"* 48 et n" 49, sans oublier les bâticnents qui lui étaient destinés. On sait, d'ailleurs, que cette sollii^itude fut de courte durée ; car, ayant pu amener la Sublime- Porte à ne plus envoyer de pacha à Alger, 'Aly dey substitua son autorité à celle du Dîwàn militaire et s'appuya, pour lui faire échec, sur le parti des reïs en favorisant la course.
On sait que le terme ««^ traduit par « nouvelle lune » s'applique particulièrement aux trois premiers jours de la lunaison. Le mois est ici désigné par le nom de la principale fête qu'il contient, celle de la nativité du prophète Mohammed, dont la célébration a lieu le douzième jour : c'est un synonyme de rebt* *l-awwel. Ainsi l'inscription date des trois premiers jours du mois de rebl' '1-awwel 1123, qui correspondent aux 19, 20 et 21 avril 1711.
il est rare que les inscriptions algériennes fassent mention du sultan qui régnait en Turquie au moment où elles ont été rédigées. Celle-ci présente une exception d'autant plus piquante que Aly dey venait précisément de relâcher les liens qui le ratta-
chaient au gouvernement de Constantinople. 11 est juste d*ajouler que le sultan d'alors méritait bien d'être mentionné : Ahmed III, frère et successeur de Mustafa II et fils de Mahomet IV, occupa le trône de Turquie de 1703 à 1730. Son règne fut particulièrement heureux pour Tempire ottoman dans lequel il eut la gloire d'introduire le premier l'imprimerie.
Musée d'Alger.
Inscription arabe de provenance inconnue.
Écriture médiocre du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0°*,04.
Table de marbre mesurant 0°,495 de hauteur sur O^.SO de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur six lignes enfermées deux à deux dans trois cartouches superposés.
ij^\ yii\ jlj.j jii-vi II i> ^ ^>, 3jil^ ^tj liu ;» jJ-1
J^ f^l aui II iLu. J.UI ^.1^1 J^Vl >. fU^I II ^Vi
JÛI II ç^j ^jt dDij J j 4 il jK' Il JCy Cfl^ cri ^b
Traduction. — Louange à Dieu! Ceci est une construction bénie, merveilleuse y dune solidité extrême et dun art délicat y créée par le prince magnanime, gloire des émirs généreux, fortifié par la protection du Roi, de t Omniscient, 'Aly dey Ibn Huseyn Soùkaly; que Dieu soit propice à lui et à moi! Et ce^ à la date de rebi U-tâny de Pan mil cent vingt-trois. 1123.
gène du Musée archéologique d'Alger^ op. laud,, p. 6 et sq.). Elle est rédigée en prose rimée et présente une construction incorrecte
((^3 4 i\ J^ pour 4I3 J 4)1 JS) évidemment amenée par Tasso-