I. — DÉPARTEMENT D'ALGER
naoce; les signes vocaliques sont d'une abondance peu commune et le rédacteur a pris soin d'inscrire le jezm sur la syllabe de la pause.
Le Livret explicatif de Berbrugger [op. laud.)y mentionne ce monument épigraphique sous le n« 40 sans en indiquer Torigine : il m'est impossible, aujourd'hui, de réparer cette omission. Le style permet de penser qu'il s'agit d'un palais ou tout au moins d*une
maison d'habitation ; l'épithète ^IJl^ est souvent employée, il est ▼rai, à propos des mosquées, mais le mot «uc^ ou «^L s'y joint, d'ordinaire, en pareil cas. Il ne saurait être question d'un bâtiment militaire, car les éloges décernés à la construction et au constructeur seraient^ selon la coutume, accompagnés d'allusions menaçantes à l'égard des ennemis de l'Islam.
La vocalisation du texte a été scrupuleusement respectée : elle
écarte toute espèce de doute sur la prononciation de ^y» (Soû- ^iy)i mais il est possible qu'il n'y ait là qu*une transformation du turc Sevguili (le bien-aimé). Devoulx a traduit ce passage de telle Manière qu'il laisse subsister quelque incertitude dans l'esprit du 'acteur; en écrivant « Aly Dey, fils deHossaîn Soukali, » il donne ^ penser que Soûkaly est le surnom de Huseyn, tandis qu'il appar ^^©otà 'Aly. C'est pourquoi j'ai adopté une formule aussi large que ^elle du texte arabe.
*Aly Soûkaly est rangé dans la catégorie des pachas-deys ; son **ontt est suivi tantôt de l'un, tantôt de l'autre de ces deux titres: ^^ l'appelle souvent aussi 'Aly Chaouch. Mais il est également désigné par le surnom de Soûkaly qui lui est propre, ainsi qu'en ^^moignent les termes de l'inscription n* 60 de ce recueil, où l'on attribue la construction d'un bâtiment, en cette même année de ^122, à « Soûkaly 'Aly dey. »
On remarquera l'orthographe du mot 4-i«L«; le maintien des
points diacritiques sous le is supportant le hamza est une faute
fréquente dans les inscriptions algériennes et compliquée ici d'une
erreur de voyelle. Le ci de câJI est, au contraire, privé de points, et
^^ ô ^^ Cj^ ^^ ^ ^^Ç" ^^ ^^^^ ^^ ^^^^^ dimension. Le mois de rebi' *t-tânyH23 s'étend du 19 mai au 16 juin 1711. Le dey 'Aly Soûkaly régna de 1710 à 1718.
Alger. ^^
Ancien fort turc désigné sous le nom de Borj El-Hâjj 'Al^^ plus généralement appelé Borj Râs-El-moûl.
Inscription arabe placée au-dessus de la voûte d'entrée.
Ecriture médiocre du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0™,05. .
Table de marbre recouverte de peinture et mesurant 0«,60 hauteur sur 0™,60 de largeur.
Caractères sculptés en relief et peints en noir, disposés si huit lignes dont chacune est divisée en deux parties. La septièn^^^^^^
ligne contient le moij,j^tfi dont les syllabes se partagent entre l première et la seconde moitié de cette ligne ; le trait de liaiso] qui unit le ^ au j aété, pour ce motif, allongé sur le texte, et li transcription ci-après reproduit ce dispositif. Le mot ai - est écril
au-dessous de la dernière ligne et dans la partie médiane de la.^ pierre ; il n'est accompagné d'aucune date en chiffres.
o^j — tcj ^J^ fW j.\\^^^ jo V • ^ji\ ouii ^
Traduction. — Foj^i extraordinaire gui triomphera des ennemis de mon Maître, le Défenseur; dont les flancs jet feront les dommages dans les entrailles de quiconque est voué à la ruine! La construction en a été achevée par Sa grâce j et le bonheur de son étoile se manifeste^ sous le règne du maître dont les actions sont toujours louables^ le seigneur pacha 'Alt/ ben Htiseyn^ le victorieux^ dans le mois de cha'bân