DÉPARTEMENT D'ALGER
Table de marbre mesurant 0'",64 de hauteur sur O^^dd de largeur.
Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur trois lignes dont chacune est enfermée dans un cartouche historié tracé comme les lettres. La date est inscrite dans un petit cartouche séparé, à la partie médiale^ au-dessous de la dernière ligne.
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Traduction, — Louange à Dieu dans son unité! Qu'il répande ses grâces sur son prophète! Ce fort a été construit sons le règne de Mohammed pacha. Que Dieu facilite Faccomplisseinent de ses desseins et lui fasse obtenir tout ce quil souhaite! A nnée 1135.
Les deux dernières lignes du texte forment un distique scandé sur le mètre kâmit.
L'ouvrage de fortification que décore cette épigraphe défendait jadis la plage de Fort-de-l'Eau, au fond de la baie d'Alger, à proximité du cap Matifou ; un poste de douaniers Toccupe aujourd'hui. Le fondateur, Mohammed pacha, fut dey d'Alger de 1718 à 1724; les historiens le désignent aussi sous le nom de Mohammed Efendî.
L'an 1135 de l'hégire correspond aux années 1722-1723 de Tère chrétienne.
Musée d^ Alger,
Inscription turque d'origine incertaine.
Ecriture médiocre du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0<°,08.
Stèle de marbre affectant la forme d'un prisme quadrangulaire terminé, à son extrémité supérieure, par un tronc de cône et
mesurant, dans sa partie gravée, 1°>,00 de hauteur sur 0™,15 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur sept lignes tracées avec une obliquité de 45* de droite à gauche et de bas en haut.
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Traduction. — mon Maître! Que Boû Moliammed^ fun des chefs des guerriers musulmans, soity au sortir du tombeau j plongé dans les rayons des bienfaits et dans les faveurs de Sa bonté! Il n'est pas douteux qu'il ait succombé martyr de la foi : dans la résidence glorieuse (1), qu'il soit tranquille en son palais, 6 Dieu! Allons ^ prions pour que Dieu accorde comme habitation à ce défunt le séjour où il réside lui-même (2). Date : « Qu'il soit j au paradis, dans le voisinage de fami (3) du Maître Clément! » Année 1 i 35.
Devoulx a publié {Épigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 22) une copie très inexacte de cette inscription avec le concours d*El-Hâjj 'Osman, alors oukîl de la chapelle de Sidi Waly Dâdah. Ce lettré turc a donné du texte une transcription inintelligible et n'a pu proposer aucune traduction acceptable. Le déchiffrement est, en effet, très malaisé, à cause de l'enchevêtrement des groupes qui chevauchent souvent Tun sur l'autre.
i. 1. e. : le paradis.
2. C*e8t une allusion à la promesse faite» dans le Qorân, aux hommes les plus pieux; ils seront placés de manière à contempler éternellement la face du Maître des mondes.