‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 63 sur 249 · I. — DÉPARTEMENT D'ALGER · texte numérisé non relu

I. — DÉPARTEMENT D'ALGER

Les mots •LJj et ûllyu sont mis incorrectement pour •Ljj et ijCljU. Dans L^X^I, on trouve «XjI, écrit mal à propos avec un (/, et suivi de V\ aflQrmatif et exclamatif ; X^ L^-^ signifiant littéralement « allons, la prière pour que... » est une tournure vive pour dire « allons, prions pour que ». Il est à peine besoin d'indiquer qu'on doit voir dans AlSxfi le datif, avec affixe de la 3^ personne,

du participe iJjCSl appartenant à la forme réfléchie du verbe cU5l ; le primitif ayant le sens de « plier, courber^ incliner », le dérivé « s'incliner » s'applique fort bien au guerrier mortellement atteint qui tombe en se penchant vers la terre.

On ne saurait s'étonner de rencontrer, dans c^U»^!, Taffixe de la 3® personne pour désigner Dieu, à qui s'applique déjà le

vocatif iyj l» de la même phrase : cette tournure est employée fréquemment aussi en arabe, et il suffit de citer comme exemple

la formule vj l 401 jJkJmJiJ (Je demande pardon à Dieu, ô mon

Mattre I}.

Le chronogramme donne exactement la date de 1135 indiquée en chiffres et correspondant aux années 17224723 de Tère chré« tienne.

Mosquée de SidVAbderrahmân Et-Tadliby, à Alger.

Inscription arabe encastrée dans le mur de la salle du Loinbeau^

Bonne écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0>^05.

Table de marbre mesurant 0%46 de hauteur sur 0'",38 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur sept lignes scindées en deux parties et séparées entre elles par des traits du même relief que les lettres.

Inédite.

;») jj — j j-^ <»5L-^ij i^

«&-«I»lj iT^ 4-»** w) ^ 0^jJ>^Z m 9cJLjI v^J

Il A^ y al .Si i^JL^ . Li.vi ju*vi L--.VI ;!. j

Il c^»^> ù}» J^\ JiWl . -^ J-/j\ ^ ^^ JuDj

Traduction. — Louange à Dieu! Que la grdce divine et le salut soient sur le prophète de Dieu! La construction a été achevée à la gloire dun Maître conquérant (1) dans [le mois de] moharrem qui se distingue par une beauté manifeste^ de r année quarante-deux suivant cent et mil avec la vitesse d'un cheval emporté^ à l'époque du très habile^ du prince agréable à Dieu, 'Abdy [que Dieu le préserve de toute déchéance!). Léminent oulâl Mohammed, connu sous le nom d'Ibn WddiA. s'g est employé activement. Que Dieu accorde à lui et à nous son approbation et qu'il nous préserve de tout péché dégradant, par égard pour la personne du pôle (2) : il a été montré comme un soutien pour l'opprimé et pour les desseins de qui cherche le succès.

Cette inscription est composée d'une formule religieuse initiale occupant la première ligne, et de six vers scandés sur le mètre kdmÛ (3). Elle célèbre Tachèvement de Tédifice élevé au-dessus

1. 1. e. : Dieu. La religion musulmaDe est essentieilemeiit conquérante : c'est ainsi que le prophète Mohammed est appelé « l*enToyé du glaive » ( Jj...«»j

2. 1. e. : la personne de Stdt *Abderrahmân Et-Ta*àliby, inhumé dans ce lieu. Le nom de « pôle » est réservé aux plus illustres docteurs de llslamisme.

3. A cause du relief mal équarri des traits, le déchiffrement de cette épigraphe est très dirSciie . En particulier, le dernier vers, dont les lettres sont frustes à leur partie inférieure, est extrêmement embarrassant ; avec la lecture proposée, le mètre n'est pas tout à fait régulier dans le premier hémistiche. La scansion donne, en effet, — — «— | •— — ** ^ \ « ^ — , alors que

l'un des modes du kâtnil admet seulement w — | ^— I ^ ^ — • Mais

le texte contient déjà une irrégularité prosodique du môme g<mre, puisque le premier hémistiche du deuxième vers ^^â.«J Oi-^J3 ùs-*--*' ^ ^® scande

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