I. — DÉPARTEMENT D'ALGER
str 'Aly pacha sur remplacement d'une autre plus ancienne ite Zàwiyàt Sidî *1-Akhal. L'édifice, qui avait reçu le n* 85 ^ la rue Médée, a disparu aujourd'hui. Quant à l'épigraphe elleéme, après être restée déposée au Cercle militaire d'Alger pent plusieurs années, elle fut offerte au Musée archéologique l^^rs de son installation à Mustapha. Elle présente une particula- :M-^i té fort curieuse, qu'on chercherait en vain dans les autres molaments épigraphiques du Musée d'Alger : la même inscription st reproduite sur les deux faces de la table de fondation, mais elle qui est tracée au dos est formée de caractères gravés en reux et remplis de plomb, disposés sur deux lignes seulement. date, de ce côté, est indiquée en chiffres et non en toutes lettres; l'écriture est mauvaise, et le plomb, martelé par une KKiain inhabile, forme des bavures disgracieuses. C'est sans doute cause de sa mauvaise exécution que cette première épreuve été remplacée par une sculpture en relief pour laquelle on a tîlisé le même marbre, par mesure d'économie. On comprend ue Devoulx, qui a vu la pierre encore en place, n'ait pu signaler e détail.
Le verbe jjl». est rendu, chez Devoulx, par « a reconstruit ». Mais les renseignements historiques produits par cet aut.eur lui-même m'ont amené k traduire par « a restauré ». Le dhapitre où cette inscription est relatée contient, en effet, un pax-^graphe ainsi conçu : « Ali pacha fonde un habous au profit de la mosquée qu'il a fait construire sur remplacement de la mos- C]uée connue sous le nom de Zaouiet Sidi el-Akehal, au dessus de la vieille caserne de janissaires (titre du commencement de ïlebi 2* 1164, soit du 27 février au 8 mars 1751) ». Il est évident C]ue si 'Aly pacha a, dès 1164, fondé un habous au profit de la uosquée qu'il avait fait construire, on ne saurait considérer une inscription datée de 1172 comme relatant la construction de l'édi- Qce. il est, au contraire, certain qu'elle concerne une simple restauration.
Les deux premières lignes de cette épigraphe sont rédigées en prose rimée.
'Aly pacha fut dey d'Alger de décembre 1754 à février 1766; il portait le surnom de Boù-Seba'.
L'an 1172 de l'hégire correspond aux années 1758-1759 de l'ère chrétienne.
Palais (Tété du Gouverneur Général^ à Mustapha,
Inscription arabe provenant de la caserne de janissaires sise jadis dans la rue Bab-Azoun, à Alger.
Belle écriture du type nesky cherqy^
Hauteur des lettres montantes : 0i°,05.
Cadre de marbre sculpté sur la plate-bande d'une porte et mesurant O",!^ de hauteur sur 0",94 de largeur.
Caractères gravés en creux et disposés sur deux lignes scindées en trois parties dont chacune est entourée d'un cartouche en relief. Le nombre des cartouches est de six ; les lettres sont dorées dans ceux du centre, peintes en rouge dans ceux de droite et en vert dans ceux de gauche. Il y a lieu de faire la lecture par colonnes verticales et non par lignes horizontales (1).
Inédite.
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Traduction. — Toi qui ouvres les parles^ ouvre-nous la meilleure porte (2) / Il ri y a de divinité que Dieu ; Moham-med est le prophète de Dieu ! Uami des bonnes œuvres , Huseyn , kazinadâr d'Alger. Année 1172.
Cette inscription rappelait les embellissements que Huseyn avait fait apporter à la chambrée où il avait été janissaire ; elle est, comme le cadre qui l'entoure, sculptée en plein marbre sur la plate-bande fort joliment historiée ainsi que les montants qui la supportent.
Une excellente copie datée de 1847, que j*ai trouvée dans la collection de M. Boucris, m'a permis d'établir l'origine de cette épigraphe : elle provient de la caserne de janissaires sise jadis rue Bab-Azoun et transformée en lycée après la conquête. Elle décore aujourd'hui un pavillon dépendant du palais du Gouverneur
1. Dans le présent texte les traits séparent les colonnes de Toriginal.
2. Cette invocation s'adresse à Dieu ; la meilleure porte est celle du paradis.