I. — DÉPARTEMENT D'ALGER
la source. Les deux premières lignes forment les hémistiches d'un vers scandés sur le mètre hezej (1).
L'an 1176 de l'hégire correspond aux années 1762-1763 de Tère chrétienne.
Alger (Collection Boucris),
Inscription turque décorant une fontaine sise jadis au carrefour Jentnà.
Écriture médiocre du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes inconnue.
Matière gravée et dimensions inconnues.
Caractères disposés sur trois lignes enfermées dans des cartouches. La date est inscrite au-dessus du mot u^j^J^.
Inédite.
orli. 4j\ Il cl^ <L-t. dlU y yjJ^J II Cj\J-\ .^U bl Je
Il NNV1 iiJf- cr^^J
Traduction. — 'Aly pacha, F ami des bonnes œuvres, a appliqué ses soins à la constniclion de celte fontaine. Que le jardin du paradis soit son séjour! 1176.
Le dey qui créa cette fontaine est Bâbà *Âly Neksis dit Boû-Seba'. Les deux dernières lignes sont scandées sur le mètre rejez.
L'an 1176 de l'hégire correspond aux années 1762-1763 de l'ère chrétienne.
MtAsée d'Alger.
Inscription turque provenant d'une ancienne fontaine d'Alger dite 'Aïn El-Qisarîyà.
Bonne écriture du type nesky cherqy.
1. Au ?a]et des masculins tji» et • de «L, cf. rinscription 130.
Hauteur des lettres montantes : 0™,05.
Table de marbre mesurant 0™,27 de hauteur sur 0'»,27 largeur.
Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés ^^^^ trois lignes dont chacune est entourée d'un cartouche tracé com^ ^^^ les lettres.
Traduction. — *A/y pacha^ pour distinguer cette fo taine^ a augmenté fortement son eau courante. Année m cent soixante-seize.
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indi gène du Musée archéologique d'Alger y op. laud.^ p. 24), qui en donné un texte et une traduction différents de ceux-ci. deuxième ligne, en particulier, a subi chez cet auteur de grave altérations. Les deux premières lignes forment les hémistiche d'un vers scandé sur le mètre hezej.
Berbrugger {op, laud.y p. 133) fait connaître que cette inscription^ offerte au Musée par M. Sabatault, provient d'une propriété quftr le donateur possédait à Hussein-dey. Mais Devoulx a établi qu'elle y avait été transportée lors de la démolition du quartier d'El- Qîsarlyà, peu après 1830 (1).
Le pacha dont il s'agit ici est généralement désigné par son surnom de Bâbà *Aly, ou par le sobriquet de Boû-Seba' (l'homme au doigt) qu'on lui avait attribué parce qu'il lui manquait un doigt, n fut dey d'Alger de 1754 à 1766.
L'année 1176 de l'hégire correspond aux années 1762-1763 de l'ère chrétienne.
Musée d* Alger.
Inscription turque provenant de l'ancienne fontaine de la Zâwiyàt El-Qechâch, autrefois située rue des Consuls.
i. Cf. Devoulx, Epigraphie indigène du Musée archéologique d* Alger, op. laud,, p. 123.