DÉPARTEMENT D*ALGER
Celte inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie rnrfigène du Musée archéologique d' Alger ^ op. laud,^ p. 11); la stèle qui la porte était un mechhed de pied.
Le membre de phrase qui occupe la 2" ligne est en apposition à répithète '^y^J\\ les règles de construction de la prose exigeraient que le participe 4JUI3 fût accompagné de l'article et précédât les mots iA a^j Jl. Mais le rédacteur a cherché une assonance, et il n*a pu Tobtenir que par une inversion qui s'allie mal au contexte.
L'année 1182 de Thégire correspond aux années 1768-1769 de l'ère chrétienne.
Musée d* Alger.
Inscription arabe d'origine incertaine.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0in,06.
Stèle de marbre dont la partie gravée mesure O^yiS de hauteur sur 0",28 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes.
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Traduction. — // n'y a de divinité que Dieu^ le Roi, la Vérité j r Évident! Mohammed est F envoyé de Dieu; il est sincère dans ses promesses et digne de confiance!
Cette incription a été publiée par Devoulx {Epigraphie indigène du Musée archéologique d* Alger, op. laud.y p. 12); d'après une observation judicieuse de cet auteur^ la stèle qui la porte doit être considérée comme un mechhed de tête appartenant à la même tombe que le précédent, en raison delà similitude des dimensions, de l'écriture et de l'ornementation.
Devoulx a traduit Cj^\ ^^i-l par la «Vérité évidente »; cette interprétation ne me semble pas rigoureuse. Le participe ^^jX\ n'est
pas employé ici comme qualificatif de ^1 ; il constitue une ap-
position à 4)1, car il est, comme le substantif ^i, l'un des titres donnés à Dieu dans le chapelet musulman.
Musée d'Alger,
lascription arabe provenant d*une caserne de janissaires sise jadis près de la porte Bâb-'Azzoûn.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0'",07.
Table de marbre mesurant 0",55 de hauteur sur 0™,56 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur cinq lignes enfermées dans des cartouches du même relief que les lettres.
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Traduction. — Le kazînadâr Ibrahim ben Ismaily avec Faide de Dieu, le Roi glorieux^ a restauré la construction de cette jolie chambre. Puisse Dieu^ le grand jour venu (1), lui donner le bonheur comme récompense! Année mil cent quatre-vingt-trois.
Cette inscription a été publiée par Devoulx (Epigj'aphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud,y p. 115 et sq.). Elle n'est pas signalée dans le Livret explicatif de Berbrugger, parce qu'elle n'appartient que depuis 1870 à la collection du Musée.
La restauration architecturale à laquelle il est fait ici allusion concernait la chambre où le kazinadàr Ibrahim ben Isma'îl avait demeuré en débutant dans la carrière des armes. On sait que les janissaires parvenus aux plus hautes dignités de TEtat, aimaient à donner à leurs anciens camarades une preuve de solidarité en augmentant ainsi leur bien-être; il y a là un trait de mœurs qui ne manque pas d'intérêt. Le local dont il s'agit faisait partie de la caserne Bâb-'Azzoûn qui devint plus tard le Lycée d'Alger, puis disparut déQnitîvement. Devoulx a pu le visiter et a fait l'éloge de l'élégante disposition qu'il présentait.