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A la page 340, Schliemann indique un angle de

2. Cette rampe est représentée par les fig. 10 (p. 37), 13 (p. 40], 163 (p. 333), 166 (p. 343) àHlios. Le dessin en est très naïf et ne donne aucune idée de son grand caractère comme on peut s'en convaincre en comparant ces illustrations aux photogravures inaltérables de nos planches, 4, 6, 7, et à la coupe sur la pi. 3. En outre, les gravures de Schliemann étant publiées en 1884 ne donnent aucune indication sur les fouilles de 1890. Nous nous abstenons, en général, de ces parallèles, mais il était nécessaire de les présenter ici.

On n'a pas attiré encore l'attention sur une particularité qui mérite examen : c'est que la rampe semble divisée en trois parties dans sa largeur (voir la coupe sur pi. 3); la portion centrale, large de 4™5o est flanquée, de chaque côté, d'un accotement large à l'est de i '« -20 et de 2 "' 5o à l'ouest ; il se dresse obliquement pour former une sorte de trottoir incliné et sans bordure. Il convient aussi de rectifier les mesures contradictoires en apparence de 5"' 18 et 8 mètres, que Schliemann indique (p. 35 et Z(\x à'Ilios) pour la largeur totale de la rampe, sans spécifier que la première mesure est prise à l'intérieur de la porte. En réalité, la largeur de la chaussée est de 4 '" 5o + 2 ™ 20 + 2 "' 5o, soit 9 "^ 20 environ ; mesures prises aussi exactement que le permet l'état des bords tle la rampe en partie détruits ou bouleversés comme le montrent mes photographies (pi. 6 et 7).

La PORTE suD-ouEST K (pi. 3), à laquelle aboutit cette rue, était close à l'aide de vantaux assujettis par des clous en cuivre (figurés sur la pi. 3) que l'on a retrouvés au milieu du passage, le plus grand dans l'axe de la première porte, le plus petit dans celui de la seconde. On constata ici de grandes quantités de cendres de bois; il est possible qu'elles soient tombées, comme le veut Schliemann, des parties supérieures de la tour, et permis d'en conclure qu'elle était en bois; mais une partie de ces cendres doit, je pense, provenir des vantaux de la porte, et les décombres du haut de la tour doivent se chercher surtout sur la grande rampe qu'elle dominait. Or elle était couverte sur une hauteur de trois mètres par des débris de briques jaunes ou rouo^es mêlées de cendres noires de bois, de briques vitrifiées et de pierres calcinées. Tels seraient donc, à mon avis, les matériaux dont étaient fiiites les parties hautes de la porte sud-ouest. En la place qu'elle occupait s'élevait avant les fouilles, à la siu-face du sol moderne, une grande maison "-recque édifice antique que Schliemann détruisit sans en garder un plan. Elle s'étendait à deux mètres de profondeur; on rencontra ensuite une couche de décombres, puis quantité de murs faits de petites pierres; au dessous on trouve une masse énorme de briques brûlées ou vitrifiées. Enfin à neuf mètres au dessous du terrain actuel, on atteignit la partie septentrionale, portion la plus élevée de la rampe.

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