‹ Corpus des monuments grecsChapitre 24 sur 43 · Et non 0"'92, cote donnée par Schliemann · texte numérisé non relu

Et non 0"'92, cote donnée par Schliemann

à autant d'assises séparées. Ce morceau présente une métope comprise entre deux triglyplies, et, à gauche, un troisième triglyphe sur la face de retour, dont l'existence établit que ce bloc était placé à l'angle du temple. La face postérieure est rugueuse. La métope était comme emboîtée dans un encastrement, ménagé sur le bord du triglyphe, comme la métope qui manque à droite permet de s'en rendre compte (voir le plan en haut de la pi. 19). Celle qui subsiste est remarquable à tous égards par son bas-rehef. On y voit Phœbus Apollon, entraîné par quatre chevaux, courant vers la droite dans le sens de la course du soleil ; le bras porté en avant et tourné vers la poitrine suit le mouvement du corps, tandis que la tête regarde de face : elle est auréolée de rayons en forme de cônes allongés et cette forme fait songer, je crois, à ces haches en pierre polie, que Sidoine dénommait « pierres de foudre », lapides fulminis « lorsqu'elles se trouvaient faites de matières précieuses ou brillantes, telles que agate, calcédoine, quartz-améthyste, jaspe ou sanguin; ces cerauniœ étaient employés comme ornements de tête, usage auquel leur forme allongée et pointue les rendait propres : ainsi les autein\s nous parlent de statues dont les diadèmes portaient de ces pierres disposées en rayons* autour de la tète ».

De son côté, Curtius signale des médailles d'Alexandre I^r d'Epire, et deCéos (Carthœa), où l'on voit un nimbe de ce genre, aux rayons alternativement longs et courts, dont l'emploi commença vers le temps d'Alexandre le Grand.

11 m'a semblé utile de rapprocher ces faits.

La constatation dans cette sculpture d'une image présentée de fixce est d'une grande importance, parce qu'elle augmente d'un spécimen le nombre des monuments, médailles ou peintures de vases, où l'on appliqua le principe de Cimon de Cléones ; jusqu'à lui, comme l'a écrit François Lenormand", « on ne s'était point aventuré à dessiner ou à modeler en

1. Mémoires Je M. Michel de Rossi sur des découvertes d'antiquités préhistoriques dans la campagne romaine. — Analyse de JNI. Arthur Rlioné dans la Revue archéologique, 1867, p. 48.

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