B) RÉALISATION DE L’ÉQUILIBRE DU FUTUR TROTTEUR
Elle représente le premier point du problème de l’entraînement véritable, problème dont la solution est souvent délicate et laborieuse.
Pourtant cet équilibre qui conditionne l'intégrité des allures est indispensable à l’utilisation des chevaux de course et dans tous les cas on doit chercher à le réaliser le plus tôt possible.
Cette tâche pourra d’autant mieux être entreprise et menée à bien que les poulains, nous venons de l’expliquer, auront été mieux dressés et préparés au travail qui les attend. Bien sûr il ne saurait être question de soumettre d’emblée les jeunes chevaux à un labeur intensif. Au contraire, ce premier travail véritable que
ge
font les jeunes trotteurs attelés au sulky doit être léger et conduit avec patience. En effet, le trotteur, du fait de son alimentation souvent déficitaire. pendant sa période de croissance, est un tardif, se révélant parfois lentement. D’où l'intérêt — sur lequel on n’insistera jamais trop — de provoquer, comme nous venons de le voir, cette précocité qui permet aux poulains de tirer le meilleur profit de leur premier travail d’entraîne-
ment.
Ce travail de mise en équilibre, il convient donc qu’il soit léger, que les poulains le fassent presque naturellement, sans efforts qui seraient uisibles à leur croissance. De plus la fatigue qui en résulterait leur serait préjudiciable et tendrait plutôt à les déséquilibrer qu’à laisser s'épanouir leurs aptitudes.
Les entraîneurs ayant en mains des chevaux de dixhuit mois à deux ans doivent imposer à leurs élèves un dosage rationnel de préparation, à savoir :
1° Pendant les premières semaines, promenades et « petit trot » ;
2° Après le premier mois, trot normal économique (demi-train) ;
3° Après deux ans d'âge, temps de trot plus rapides et plus prolongés.
1° Promenades et petit trot. — Les poulains attelés au sulky doivent être sagement conduits à la promenade sur un terrain souple de préférence (piste d’hippodrome si possible).