‹ Correction des défectuosités d'allures du cheval trotteurChapitre 37 sur 51 · E) PROGRESSION MÉTHODIQUE DE LA VITESSE · texte numérisé non relu

E) PROGRESSION MÉTHODIQUE DE LA VITESSE

Ce passage du 3/4 de train au plein train, qui s’effectue dans les derniers mois de la deuxième année comporte encore des difficultés.

Pourtant, de l’avis même des entraîneurs, un poulain qui à l’’habitude de faire des parcours d’entraînement à une allure déjà soutenue, apprend le plus souvent assez facilement à trotter à une vitesse supérieure.

Il convient donc, pour des chevaux déjà convenablement équilibrés, de leur faire acquérir cette cadence

du train, de l’allure réglée à une certaine vitesse qui doit rester la même sur une distance plus ou moins longue. Mais cette période pendant laquelle on exerce les chevaux au train en doit pas être trop longue. On estime, en effet, qu’un travail trop lent exerce un effet dépressif sur la vitesse proprement dite des trotteurs. Des poulains qui seraient trop longtemps maintenus à un train de 1’ 45” au kilomètre par exemple, c’est-àdire que l’on n’exercerait qu’à cette allure, verraient leurs potentialités de vitesse s’émousser et s’avèreraient bientôt incapables de courir plus vite (ce qui est pour tout trotteur actuel nettement insuffisant). Donc, on entraîne les chevaux à courir au train proprement dit pendant un laps de temps variant entre 8 et 15 jours, sur des distances variables,'en prenant $arde de toujours, bien entendu, ne pas les surmener. On peut utiliser progressivement le plein train sur 400, 800, 1.000 mètres jusqu’à 1.500 ou 1.600 mètres pour les chevaux de trois ans. On leur fait effectuer ce travail tous les deux ou trois jours et dans l'intervalle, on utilise les habituelles promenades au pas (qui ont toujours le même but) pendant 3/4 d'heure à 1 heure environ. Mais ce délai de travail au train écoulé, il faut cultiver la vitesse, cette vitesse que tout cheval trotteur possède en puissance comme tout $alopeur, à un degré plus ou moins élevé. Pour cela, on substitue aux parcours de train l’entrainement mixte avec des temps de trot vites, cadencés.

Ces premières « pointes de vitesse » que leurs entraîneurs font « pousser » aux chevaux exigent de leur part de violents efforts qu'il faut savoir ne pas prolonger. La moindre fatigue, une fois encore, détruirait l'intégrité

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