‹ Correction des défectuosités d'allures du cheval trotteurChapitre 38 sur 51 · OT AC · texte numérisé non relu

OT AC

des allures. Le mieux est donc de lancer les chevaux au train, après une mise en jambes de quelques minutes et d’accélérer leur allure pendant ces temps de train sur une distance de 100 à 200 mètres. Après quoi on les laisse progressivement ralentir et s'arrêter pour « souffler ».

Cette progression méthodique de la vitesse s’effectue ainsi insensiblement à chaque séance d’entraînement. On la contrôle à l’aide d’un chronomètre, sans cependant en abuser, ce qui amènerait à au$menter trop rapidement cette vitesse et à fatiguer les chevaux. Il n’en est pas besoin en effet que leurs progrès soient trop rapides. Il suffit de les enregistrer d’une façon régulière et suivie pour être sûr qu'on à affaire à de bons sujets.

Tout ne va d’ailleurs pas toujours pour le mieux dans ce domaine de la vitesse. Il est des sujets tardifs qui, cet âge ne font aucun progrès qui atteignent nn un «plafond » qu'ils sont incapables de dépasser. Avec eux, il est bon de ne pas insister : mais il ne conviendrait pas de désespérer non plus. Mieux vaut les laisser au repos pendant un certain temps, on les entraîne à des intervalles plus espacés et plus lésèrement.

Quelques mois après, quand on les soumet de nouveau à un travail plus soutenu et qu’on tente une nouvelle fois de leur faire faire des progrès de vitesse, on arrive souvent à de bien meilleurs résultats que ceux obtenus précédemment.

En ce qui concerne les bons sujets, on obtient donc d’eux la plupart du temps des progrès réguliers. On

TS | UE chronomètre leurs passages vites et leurs temps prolon- Sés de plein train. On s’aperçoit aussi souvent de l’augmentation progressive de leur train, ce qui est, précisément, le but recherché. Parfois, il faut plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour obtenir une vitesse de 1’ 40” au kilomèrte. Quand on l’a obtenue, on la confirme en augmentant les distances à parcourir et en les coupant toujours de quelques passages plus vites.

Et on contribue ainsi, souvent, à abaisser nettement la réduction kilométrique. C’est ainsi que s'exprime Ed. CUROT à ce sujet : « Lorsqu'un jeune trotteur a montré sa vitesse, il faut diminuer son travail, éviter le surentraînement, utiliser des temps de trot vites, courts, bien cadencés, ultérieurement, porter progressivement les distances des trots vites à 600, 1.000, 1.500 mètres pour améliorer les records dont le chronomètre sera toujours le juge impartial ».

Dès qu’un cheval se désunit sous l’influence de la vitesse, diminuer le travail est une indication primordiale, car bien souvent le manque d’équilibre est dû, si le guêtrage a été effectué d’une façon méthodique, à la fatigue et au surmenage.

Persister à travailler un cheval désuni dans l’espoir que sous l’influence du travail, l’allure redeviendra résulière est une lourde faute car (l’observation le prouve) la défectuosité s’accuse et persiste. De temporaire, elle devient acquise.

Que de trois ans, de haute origine, présentent une allure dysharmonique du fai td’un entraînement hîtif trop poussé, mal compris ! En outre, il faut dire que

Page 1