TA QUE
l’homme et le cheval est quasi parfaite, car la moindre faute du maître provoque alors celle de l'élève.
C'est pour cela que lorsqu'on peut, en même temps, adns un même entraînement, préparer deux chevaux à lutter ensemble, on les habitue aux conditions de la course et on cultive ainsi mieux leur « rapidité ». Cela constitue si l’on peut dire, le deuxième temps de cette préparation spéciale dont le but est de développer au maximum les aptitudes de vitesse des trotteurs.
Pour se rendre compte des progrès obtenus en vitesse pure, on enregistre les temps réalisés par les chevaux sur de courtes distances parcourues à un trot accéléré après départ lancé. Le chronomètre est le meilleur juge de la réalité, et quand, à des intervalles assez espacés, les records sont confirmés, ou améliorés sur des distances semblables, on est sûr d’avoir bien agi dans le sens recherché. Lorsqu'on est certain de la vitesse d’un cheval et que les progrès enregistrés sont satisfaisants, on ne doit pas prolonger ce travail qui, joint aux efforts que le trotteur doit fournir en compétition, aboutirait vite au surentraînement. On se contente, entre les courses, d’en entraînement léger avec une ou deux séances plus sévères pendant lesquelles on fait « pousser aux chevaux quelques pointes » de trot plus vif si l’intervalle séparant les deux compétitions est assez important (15 jours par exemple). Ainsi, après quelque temps de compétition, on obtient de chevaux, dont on soupçonnait la valeur, des progrès sensibles qui confirment les espoirs placés en eux, et surtout ces trotteurs ne sont pas sujets à fauter à la moindre occasion.