‹ Correction des défectuosités d'allures du cheval trotteurChapitre 45 sur 51 · RE SE · texte numérisé non relu

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tion. Associées, clsase et forme constituent la dualité indispensable du succès, et un cheval de classe comme un sujet moyen ne réalisent leurs meilleures performances que s'ils sont en forme.

La mise en condition des compétiteurs est une opération délicate. Notre intention ici n’est pas d’essayer d’en expliquer le mécanisme physiologique mais d’envisager comment les entraîneurs des chevaux de trot doivent opérer pour obtenir d’eux le meilleur rendèément possible en compétition. |

1) Mise en condition. — Elle commence à s’effectuer avec le premier entraînement des trotteurs et suit la progrssion lente du travail qu’on impose aux poulains. Cette progression méthodique a pour but, nous l’avons vu, d'amener les chevaux prêts pour la course.

La mise en condition se poursuit ensuite pendant les différents meetings auxquels les trotteurs doivent participer. Elle est fonction, pour un cheval équilibré et dont on connaît les possibilités de vitesse, du nombre de courses auxquelles il doit prendre part et de l’entraînement qu’on lui impose pendant cette période de compétition. Il faut l’expérience et le tact des entraîneurs pour apprécier la quantité de travail nécessaire à l’obtention de la forme. Si, lors de ses premières courses, un trotteur montre déjà une conditions convenable qui lui permet de courir aisément et de terminer les épreuves sans fatigue excessive, on doit, dans leur intervalle, ne le soumettre qu’à un travail léger : par exemple, si l’intervalle compris entre deux courses est d’une semaine, on peut. lui faire faire deux séances d’entraî-

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nement, la première trois jours après la course précédente ,la deuxième deux jours après ce travail. Elles doivent consister en des parcours au train de 1.500 à 2.000 mètres, coupés de quelques temps de trot plus rapides, et peuvent se terminer par une distance plus longue parcourue à une allure moins soutenue après un bon repos intermédiaire (dix minutes à un quart d’heure de repos). Les autres jours de la semaine, il est bon de faire effectuer au chval des promenades, dont une longue avec léger temps de trot la veille de la course. Il est évident que le même travail ne saurait être imposé à tous les sujets. C’est à l’entraîneur de juger en toute occasion de l’état du sujer qu’il prépare et qu’il fait courir et à l’entraïner en fonction de celui-ci.

Il n’est d’ailleurs pas généralement de règle qu’un cheval soit en forme au début d’un meetins. Le plus souvent ce n’est qu’au bout de plusieurs courses qu'il peut atteindre son rendement maximum. Dans ces conditions on doit le soumettre à un travail d'entraînement plus intense, comprenant, tous les deux jours, des distances assez longues (2.000 m. environ) à parcourir à un train soutenu et coupé toujours de promenades. Il est bon, parfois de donner à ces chevaux de légères suées, mais c’est une erreur que de leur faire faire un essai sur une distance égale à celle de leur future épreuve trois ou quatre jours avant celle-ci. Cet essai peut provoquer de, la fatigue dont les sujets peuvent ne pas récupérer facilement. Or il importe toujours de présenter un cheval frais au départ d’une course. Prati- ‘ quement cet essai doit se faire sur la moitié ou les deux tiers de la distance à l’épreuve.

Peu à peu, suivant la progression de la condition des chevaux, on réduit leur travail dans l’intervalle des courses.

Nous ne pouvons pas, en terminant ce chapitre, ne pas parler des chevaux dont la forme est évidente. En ce qui les concerne, il s’agit de maintenir cette condition si laborieuse à acquérir et qui peut être, si on sait la cultiver, éphémère.

b) Mantien dans la condition. — «Le secret de la forme, a dit un technicien sportif, est l’astucieux mélangé de l’entraînement et du repos ». Ses paroles peuvent s'appliquer aux trotteurs dont on ne saurait mieux entretenir la condition acquise qu’en dosant sagement l’entraînement. Il ne faut, en aucun cas, sous prétexte qu’un cheval court facilement et sans fatigue apparente, lui faire parcourir tous les jours des distances plus ou moins longues dans l’espoir de l’améliorer encore. Ce faisant, on aboutirait vite au surentraînement et on ne pourrait éviter ce danger que constitue l’inversion de forme.

Il est difficile d'apprécier la quantité de travail nécessaire à la conservation de la forme. Ce dosage d’une manière générale, est basé sur la régularité. Un trotteur visiblement en forme doit être entraîné à intervalles fixes entre deux compétitions et astreint au même travail à chaque séance. Ce travail doit, dans tous les cas, être léger et tendre simplement à maintenir le système musculaire et le système nerveux dans leur meilleur état de fonctionnement. Par exemple (en se basant toujours sur une durée d’une semaine), on fait trotter le

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cheval en,forme le troisième et le cinquième jour de celle-ci sur une distance déterminée (2.500 mètres environ) après l’avoir échauffé. On le promène après ces deux séances de train. Les autres jours, on lui fait faire des. promenades qui ne sont qu’un simple repos. Si l’intervalle compris entre deux courses est plus court (3 à 4 jours), on se contente de promener le trotteur péndant ce laps de temps. Il peut très bien, étant en forme, participer à deux compétitions rapprochées sans que ces efforts nuisent à l’intégrité de son organisme. La preuve en a été souvent donnée et maints exemples en seront encore fournis dans le monde du trottiné. Cependant, il n’est pas recommandé (cela se voit encore) d'imposer deux épreuves à un cheval au cours de la même réunion.

Il ne faut pas non plus tomber dans l’excès contraire au surentrainement et laisser en période de compétition des chevaux qu’on sait en forme au repos complet. Sous l’influence de ce repos, la condition se perd rapidement. Il est prouvé que dès qu’un cheval est arrêté quelques semaines dans son entraînement, sa forme disparaît proéressivement. Pratiquement, en dehors de toute donnée physiologique, les entraîneurs admettent que la perte totale de la forme se manifeste snsiblement dans le même temps qui a été nécessaire à son obtention.

En conclusion, il est nécessaire qu’un trotteur soit prêt dès le début de la période de compétitions auxquelles il doit participer. Il n’est besoin, ensuite, que de parfaire sa forme et de la conserver par un travail léger et rationnel, aussi longtemps que possible. Nous pou-

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