‹ Correction des défectuosités d'allures du cheval trotteurChapitre 46 sur 51 · AMIE · texte numérisé non relu

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vons affirmer qu’un trotteur en condition qui peut couvrir sans fatigue la distance d’une course et qui peut, par conséquent, trotter facilement, n’est pas sujet à fauter. Son équilibre ne risque pas, en effet, d’être détruit par des efforts trop violents ou trop prolongés si difficiles à supporter sans fauter.

Ce qui montre à l’évidence que l’amélioration de la forme des trotteurs est un des plus sûrs facteurs de la correction des défectuosités d’allures.

2) L’endurance. — Dans le trottins, l’importance de la résistance des chevaux, de la façon dont ils peuvent soutenir jusqu’au poteau d'arrivée un train de course, n’est pas à démontrer. Elle est l’évidence même. En effet, les trotteurs ont bien souvent à lutter dans la dernière ligne droite, à fournir à proximité du but un ultime effort souvent violent. S’ils ne peuvent produire cet - effort ou si leur fatigue est trop grande, à ce moment-là survient l’enlevé, la faute inévitable qui fait perdre du terrain ou leur ôte le bénéfice de la victoire ou d’une « place» qu'ils auraient méritées.… si leur résistance avait été plus $rande. Nous avons vu que tout trotteur franchissant la ligne d’arrivée au galop était déclassé. Que de fois arrive-t-il à des chevaux ayant fait un parcours impeccable, de s'effondrer dans les derniers hectomètres ou de galoper à l’arrivée par manque d’endurance !… Tout cela implique pour les entraîneurs la nécessité de cultiver la résistance, le « fond » des trotteurs qu'ils alignent en compétition. Certes tous les chevaux n’ont pas les mêmes aptitudes de résistance : on constate souvent que certains trotteurs sont incapables

de dépasser le cap des 2.400 mètres et qu'ils réussissent leurs meilleures courses sur 2.000, 2.100 ou 2.200 mètres. Pour ceux-là, il convient de ne pas insister et de les aligner dans les épreuves courues sur ces distances en cultivant surtout leurs qualités de vitesse et en les soumettant de temps en temps à des parcours de train plus prolongés à l’entraînement (2.500 à 2.800 mètres). Persister. dans ce sens et répéter les longues distances serait une erreur qui conduirait au surentraînement des sujets et nuirait à l'intégrité de leur organisme, leur interdisant rapidement la pratique de toute compétition.

Cependant les trotteurs de classe et même nombre de sujets sont susceptibles de courir facilement sur 2.600 mètres et atteignent même très bien les 3.000 mètres si on les soumet à une préparation tendant à cultiver leur résistance.

Cette endurance s’ajoute aux autres qualités d’un bon trotteur. Elle s’acquiert au cours de la préparation des chevaux durant la période d’entraînement précédant les meetings. Pendant ce laps de temps, on leur fait parcourir, à un train soutenu, des distances que l’on aué$mente progressivement. Après plusieurs séances, les trotteurs sont capables de courir 3.500 ou 4.000 mètres à une allure moyenne, 3.000 mètres à un train plus rapide.

Au début d’une saison de course, il est bon de les engager dans les épreuves n’excédant pas 2.400 mètres. Ainsi on conserve leurs aptitudes de vitesse tout en ne négliseant pas celles d'endurance. Ensuite, ils peuvent participer à des courses plus longues (2. 600 à 2.800 mè-

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