‹ Corrélations psycho-sexuellesChapitre 24 sur 72 · SÉNILITÉ DB L ESPRIT · texte numérisé non relu

SÉNILITÉ DB L ESPRIT

et continue des fous à l'onaaisme. Il pourrait y avoir là un effet de la permanence d'une habitude de Torgane, rendue d'autant plus impérieuse que la psychicité faisant défaut, les pouvoirs modérateurs et réfrénateurs de l'excitation provenant des centres génitaux manqueraient aussi. Ce n*est pas autrement que les actes spinaux deviennent prédominants lorsque, par suite d*une sectioii de la moelle^le cerveau cesse d'exercer son action modératrice et de présenter une voie à la dispersion des actions périphériques.

Dans ce cas, l'onanisme effréné des imbéciles et des déments serait une sorte de mouvement impulsif, convulsif . Il n*est pas improbable que cela soit exact, au moins pour un grand nombre de cas d'onanisme chez les fous, car il y a souvent des malades tout à fait idiots, qui se masturbent continuellement, du matin au soir ; on ne peut voir là qu^une impulsion qui, par Thabitude, est devenue rythmique. J'ai vu en effet certains de ces malades continuer le mouvement de masturbation, même lorsqu'ils n'étaient plus en érection, et quelquefois même sans qu'ils eussent quoi que ce soit en main.

Après ce que j'ai dit en général des fous à dégénérescence involutive, voyons maintenant comment ils se comportent par rapport à la fonction sexuelle, suivant qu'ils appartiennent aux diverses formes de folie qui, à mon point de vue de la dégénérescence, représentent, pour la plus grande part, des degrés différents du processus d'involution sénile précoce (folies délirantes chroniques, démences consécutives et démences séniles), ou des états pathologiques différents, spécifiques ou non (folies paralytiques et folies toxiques chroniques) : Considérées en elles-mêmes elles résument ou reproduisent, dans Tensemble, la marche de Tinvolution, avec prédominance de telle ou telle altération, ou avec différents rapports de temps, selon la cause spéciale de la maladie et les diverses modalités qui se rapportent à Tindividu, etc.

Dans un ouvrage de pathologie spéciale, la description de ces formes morbides pourrait trouver une large place, à chaque point de vue symptomutologique, clinique, psychologique et social. Cela n'est pas nécessaire ici; il nous suffira simplement de mettre en lumière la voie que prend la dégénérescence

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