Le frère d« Geo^a Stnd
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fês '. TauE kvei (oub fait votre devoir, et le mande entier, indme la B&tion qui combat contre «pua, vous rend hommage et juilîoe. Le malbeur ne tache pai, et, si U France est dans le gang, elle n'eit pas dans la boue. Je t'écris comme je pepte, et je dois t'enwytr na lettre ouverte, c'est la oensij^e militaire; cclA ne ne gène pas. Je n'ai rien k dire, moi, que je ne puisse dire au monde entier. A présent, il faut faire la paii, robtenir,la meilleure possible, mais ne pas s'ohatiner à la guerre par colâre et par vengeance de ses malheura . 11 y aura bien des choses à dire sur lea eauaes multiples de tant de revers. Ce n'est pas le moment. Je n'ai pas voulu publier une ligne contre qui que ce soit; mais je sais biei: que tout eât mieux marché si nous avions eu un gouvernement régulier en province. Le pays réclame ses droits, il faut les lui rendre. Il votera bien, je l'espère ; il voudra ce que veulent l'équité et l'humanité.
Écris-moi bien vile. J'ai reçn ta lettre du 17, celle d'Harrissie aprùs, et, ce matin, une de Berton ; son fils est cruellement malade, le pauvre cher enfant! Que je vous aime tous, mes pauvres amis! que je désire la paix! que j'ai besoin de vous serrer tous contre mon cœur déchiré et meurtri par l'inquiétude 1 Nous ne dormions plus, nous mangions en nous reprochanl d'avoir encore du pain quand vous n'en aviez plus. Je suis inquiète de Marchai : donne-moi de ses nouvelles; inquiète aussi de ma pauvre Martine, dont tu ne me parles pas. Et mes Lambert? Tu m'as dit qu'ils
CORRESpOHDANCK DE «FORGE 8AKD 76 avaient déméDagé k temps; mus l'enrant n'est-il pas malade par suite des privations? Ah ! que d'innocents sont morts de misère et de maladie, sans compter les bombes 1 cruelle, atroce chose que la guerre ! Harrisse m'a raconté votre din^ ehes Hagnji U jour où il a reçu ma lettre. Ce hrave Magny, dis-lui mes amitiés, et à madame Lambquin, si bonne pour les blessés,et à Sarah ' si dévouée. Je suis inquiète de Clerh, il était qialade au commencement du siège, EtRaynard? J'ai vq son nom dans les journaui ; mats depuis ? El la pauvre Bondois ! Il faudrait savoir aussi si Martine a de quoi manger. J'espère qu'elle aura demandé à Boutet> Et Fréville? peut-être mort de faim I Que de malheureux sans ouvrage et sans ressources I Enfin donne pour moi quelques secours à ceux qui sont trop fiers pour demacder. Je me demande, moi, si toi-m{me tu n'es pas au dépourvu.
Prends, puise, tant qu'il y aura dans ma petite bourse. Ici, nous n'avons rien que des impôts à payer.
Yois Boutet, dis-lui que je les aime, que j'ai reçu leur lettre, donne-moi de leurs nouvelles. Fais dire à Cadol, rue de Laval, 16, que sa femme et son enfant vont bien; que je leur ai cautionné un crédit à Bruxelles, chez un banquier. J'espère qu'au moment même où tu seras libre, tu arriveras chez nous.