‹ Correspondance, 1812-1876: 1812-1876Chapitre 14 sur 62 · C. SAND · texte numérisé non relu

C. SAND

CDRltliSPOi^BAnCK DB GËOItGE SAttb

A U. BBHOKD ADAU, A PARIS

Hotaanl, 1 r^TTin- 1871.

Voilà une leiti'e d'Alice ', reçue ce nuatîn*, j'ai fàyé quelques lignes \top intimes, en apprenant que le§ lettres devaient être eiivoyées ouvertes. Mais c'est tout à fait indilTérent et ne cache rien dont Juliellê ait à s'inquiéter. Je lui en donne ma parole d'konneur. L'enfant est bien portante et en bort air, bien logée, bien Soignée : que sa pauvre mère se tranquillise et attende avec patience le moment prochain de la revoir.

Mais comment va-t-e!le, notre chire Juliette? tin mot bien vile, Je vous prie, chers amis ! quel soulagement de penser que tous ne mourrez pas de faim et qu'il lie pleut plus de bombes sur Paris 1 Je vous avoue ifu'en vous voyant dans une telle situation, je u'élaispas du tout héroïque etqueje demandais la paii à toilt prix. Je h'ai aucun courage pour voir souffrir, non Seulement ceuï que j'aime, mais encore ceux que jfe ti'aime pas. Je désire ta paix pour l'Allemagne presque autant que pour nous. Aussi, il faut nous

Page 1