‹ Correspondance, 1812-1876: 1812-1876Chapitre 16 sur 62 · Letire lU Juniui · texte numérisé non relu

Letire lU Juniui

t£t COKREftPON'DâKCE KE QBmbGE «A-KD

J'si'orn d'abord -qae c'était uae-eBbiainitiaU'liÉÉtorî<|i]e«tjeTeoeis'taiit del>ri)chiiTesâiidigegles,iepte je p'aurais pas lu celle-«i «sue matée toUve. Pcnn-taiit, si j'wais lu Beuiemecrt dkc iignes, je ne m'y a^aîs pas trompée. C'est tellement vous, mais vous entré dans une période de connaissance et de lucidité admirables. Vous souvenei-vous que je vous ai dit, après Diane de Lys, que vous les e^errowezlous.

Je m'en souviens, moi, parce que mon impression élait d'une force et d'une certitude complètes. Vous aviez l'air de ne pas vous en douter, vous étiez si jeune ! Je vous ai peut-être révélé k vous-même et c'est une des bonnes choses que j'ai faites en ma vie. Je ne me piquais pas, je ne me pique pas encore d'une grande Ecience des agencements scéniques : ce qui me frappait, c'était un accent de vérité forte dans les situations et les sentiments où les autres n'échappent jamais à la convention. Vous avez fait de rudes progrès depuis ce temps-là. Vous êles arrivé à savoir ce que vous failes et à imposer voire volonlé au public. Vous îrei plus loin encore, et toujours gilus loin.

Voilà des événements sérieux, aujourd'hui, et Mental on pourra causer. Snvez-vous que cette brochure si impartiale et si amusante, si chaude, si patriotique et si vraie serait bien utile àla créalion de l'opinion qui doit prévaloir? Personne ne saura comme vous, dire à tous les partis ce que doit être l'avenir si nous voulons ressusciter. Ce travail est d'actualité encore, il le sera toujours. 11 faudiait le publier soas «otro

0»ltRQIitlMMIitA.HIlEiDË AEOBGIi: BiHD U3 iMH],£ar^i:Alfir œla, c'^est lui Kfilirerean effet et sa grande avlafilé. Câst un lorl, mais >oatae lit guéxe les anonymes ; si vous œ voue y déciiloz pas, j'y cousaoritrai i^elquee pages iduu la Retate de* Deux Mondes «anse tlnbiafiaiit.paE valre iBoogoitosi tous ae le voulez pas,iraaiG an appelant il'jtltentiao aurTéditiou. &i «eus voue y .décidez au cautraîre, votre nom aura. à lai seul plog de poids^que toutes mas paroles.

C'eBlPoiiel, BD de nas néfugics du nonfitit, qui. nous a lu cela ce sm tout dîune haleiae at a4micablement lu, je daê le ^re. itamnae et Lioa veulent mus en écrire. Quoique i^MWtobnrix, ils leo sont twiia et le petit lecteur, qui est ÉiàKiirteUigaiit, vaut ^ue je tous dke quUhest.taH auai. ilonaraj Auvemuit est daas la même joie et désire que vous le «aohiu.

Voilà mes commissiffiis Eaites.

Moi, je vous embrasse avec toutes les bénédictions malerncllcs.

DCCGVI

A M. OSCAR CAZAMAJOU, A CMATBLLBR AU r,T Holwiit.îS mai 1871.

Oui, c'est fliri, j'espère, à l'heore où je t'écris, et bientôt tu pourras aller faire tes affaires dans cette ville folle qui vient de payer si cher son mépris pour

lU RORRESPOHDANCE DE GEORCE SAKD

l'opinion de la France, opinion trop arriérée, j'en conviens, mais que cette jolie insurrection ne fera pas marcher plus vite, au contraire.

Enfin, nous ne savons pas encore si les combats ont été très meurtriers pour nos pauvres soldais, ie plains moins les autres : tJ« l'ont voulu.

Se compte bien sur ta promesse de venir nous voir en passant; il y a si longtemps que nous ne t'avons embrassé, et tant de choses cruelles se sont passées ! J'ai besoin de te revoir, Maurice et Lina aussi; lu trouveras nos fîHes en bon état et ta filleule tout à fait farceuse, c'est la drdierie de la maison.

Tu ne me dis rien de Georges'. J'espère qu'il est près de voos. J'embrassse ta mère et ma bonne Herminie de tout cœur.

Ta tante.

DCCCVII

k H. CHARLSS FONCy, A TOULON

Nolual. lï mat ISTI.

La voilà vaincue, cette chimérique insurrection. J'espère que le mari de Solange va revenir sain et

I. Georges L£cu|er, betn-frère (rOKar Cuamajou, dans 1* E«rda mobilité e.

CORRESPONDANCE DE GEOltGËSAM) 1^î sauf, OU qu'elle pourra le rejoindre. Donnez-moi île ses nouvelles dès que votre inquiétude sera dissipée. Ce sera bîentftt, j'espère. Oa ne peut se défendre d'espérer après des jours si troublés. La logique des événements permet toujours de croire au bien quand la coupe du mal est épuisée. Ne l'esl-elle pas? Je ne sais ce que la France peut subir de plus doulnureux. Elle a eu la dernière des hnmilîalions : le ridicule après l'odieux. C'est une douleur pour ceux qui aiment l'égalité et qui ont cru aux nobles instincts des masses, et j'étais de ceux-là.

Nous allons tous bien et notre contrée continue & être l'idéal du calme.

Seulement nous sommes menacés d'une sécberesse comme celle de l'année dernière. Nos blés ont gelé et, si nous n'avons pas d'herbe pour les bestiaux, ce sera la famine. Plate d'argent n'est pas mortelle, pour ceux qui en ont, de l'argent; mais ceux qui n'en ont pas?

Amitiés de nous tous, mon cher enfant. Merci de votre bon souvenir à l'occasion de la fête des maçons. Je ferai votre commission auprès de Plaucliut, quand il nons reviendra. Il est maintenant k Angouléme chez un de ses frères.

Donnez courage à la pauvre Solange. Ajez-en pour deux.

taa CORBBSP^IUlANGEJKE j;£AIUl£ Si.lU>

Bcccvm

A dADJillB ARHfinLD'FLBSSV, A FAHIS

Merci lie m'AToir-Aoïit, naiboBBe filk; j'étais dans sne oDqutétude manteUe. Sst-ce fîni ? La ncsHiVieat comble, j'es|)ëre ! Ces ioEànus fioirils assez asuBsioé la Bépiri^ipK ? lËt -pMwqnoî wuloir brûler Karis, anéantir la population? C'est juie .folie {aiieaae, odienBe, et qui, s'il était pawible, tuerûtJut^u'A la pitié^qu'oH doit aus vainous.

A-t-on iies nouvelles des otagea, de JWnbevâqae des pamies prêtres, qneje ii'aime pas, tous le.aBvez, mais dont je Teux qu'on respecte la vie et la liberté ! Nous nous attendons, demain, à apprendre les «treoitéfi de la deraière houe. Les nepnésaillee setont cnuelles Aussi. Et cofflise la »oe Jinmaiw se >oi«ilifie avec ce ré§nne !

BaAti, TOUS avffiooDEage et rési^atiûn «u milieB de tout cela et vous n'êtes pas pMsooneUeiDeitt frappée. C'-est iioe <MHi8(datianipiuiraaaiB;imat8.o<uBiue on est consterné, indigné, navré de tant d'autres malheurs et d'une si ignoble barbarie ! Ëcrivez-moi encore, chère fille ; diles-moi que vous n'êtes pas malade et que vous ne craignez plus rien. Voire lettre nous a fait tout

CORAE&POJtnAHCE-aE GËaRGiF. £AMD 1

Jebien.pasaible4,iious vous en cemarcions et rous ei lirassoiu tendcemeul.

DCCCIX

A UADANI! MARTINE, A PARIS

Hohint, 30 md ISTl.

J'ai reçu vos deux letlres, chère Martine, et je vous en remercie beaucoup. J'étais très inquiète de vous, des incendies du quartier et de tant de malheurs qu'on nous avait encore exagérés. Grâce à Dieu, le Luxembourg, rOdéon et le Pentbéon ne sont pas brûlés, et, grâce à vous, mon petit mobilier est intact. Espérons que c'est fini à présent et que, de longtemps, nous ne reverrons pareille chose. Si vous pouvez, peu à peu, me donner des nouvelles de certaines personnes qui fioirt peutTÂtre reatéas.& Paris, «oiui'me.ferezipUiBir : la famille £u]qz, la .famille Ma^y, M. Jtjrcâdt', la .feniilleRafîn*;je craias^eaufnup pour celte dernière: les jonrnauijlisantiqiie leur nuiaon .est .détruite. En- £a, paitei-anjùdesceux que vous ireocoatreeez 'Au.de

i. Arrtult, dâcoré de juillet 1830, fatiticBat de produiU cUmiqaeg, rue Lepic.

3. H. RanDiOr^iOBire de fltitteauraax, était Tibricant deparroaurje A Stum, -me . IIiMli»<HaMtf .

128 CORRESPONDANCE DE GEORGE SAKD ceux chez qui vous pourrez aller sans danger quand on ne se battra plus du tout; car vos ietirea sont les seules, avec une lettre de madame PIrssy, que j'aie reçues de Paris. Plauchut est eu Espagne; nous l'attendons bientôt ici, et ensuite il retournera à Paris. Si vous avez un besoin pressant d'argent, écrivezle-moi ; car je ne crois pas que ni M. Boutet ni Aucante soient à Paris, et j'en chargerais Plauchut, qui j sera dans huit ou dix jours.

Mes enTants vous remercient et vous envoient, ainsi que moi, leurs amitiés.

A U. ALBXANDRE DUMAS FII.S, A PARIS

.Nobant. SiuinlSTt

Mon Ris, j'ai reçu votre bonne grande lettre! Vous

avez raison; mais je ne suis pas si forte que vous, je

suis femme. J'ai comme mal <i mes entrailles de

femme quand le sang coule, oa quand la llamme

étouffe des êtres de mon espèce. Je pense & tout sans

découragemenl personnel, mais avec un déchirement

fond. J'ai vu que vous aviei sauvé des innocents,

: vous faisiez du bien. On souffre moins quand on

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