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COBRESPOHDANCE DE GEORGB BAHD SUS le public voit un défaut et s'y bute ; ne pas comprenilre du toutl'irrite. Il veut être malin et deviner. Il ne lient pas compte de mille qualités. Enûii, il est médiocre, puisqu'il est le nombre.
Il y a deux Écoles,je dirais volontiers deux religions dans les arts. La première dédaigne la médiocrité, le nombre, le public. Elle dit, avec raison, que peu de personnes peuvent comprendre les choses élevées et qu'il faut travailler pour le pea d'esprits délicats sans s'occuper des autres ; elle appelle vulgarité tout ce qui est une concession à la lenle et lourde intelligence des masses, c'est l'école de Beethoven.
L'autre école dit qu'il faut être compris de tous, parce que, dësquel'onsemeten rapport avec la foule, il faut se mettre en communication avec les cœurs et les consciences; ne TeutM}n être compris que de soi, qu'on chante tout seul au fond des bois ! Hais, si un auditoire accourt, fût-il composé de faunes, et que l'on continue à chanter, il faut se résigner à parlera ces génies incultes de façon k les éclairer et fc les élever au-dessus d'eux-mêmes par des paraboles claires DU tout au moins pénétrables.
J'ai longtemps hésité entre ces deux écoles. Je me 8niBrangée& celle de Mozart, en me disant que, si j'avais dans l'&me un bon ou un beau sentiment, je devais lui trouver une eipression qui le Ht entrer dans beaucoup d'autres âmes; que je ne devais en dédaigner aucune ; enfin que, si Mozart et Molière n'eussent pas daigné être clairs, je ne serais jamais arrivée à com-