‹ Correspondance, 1812-1876: 1812-1876Chapitre 45 sur 62 · A U. CHARLES · texte numérisé non relu

A U. CHARLES

Commeol! vous écrivez remord sans s à la lin? En voilà un crime! Seulement je l'aurais écrit de même, «t, depuis Lillré, je me paye, au courant de la plume, toutes les fautes d'orthographe possibles ; je la garde pour la correction des épreuves, et voilà l'effet des méthodes parfaites. Elles nous rendent paresseux; «'est une question grave à examiner.

Annoncez un roman de moi ; j'ai assez payé k Buloi

CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND 301 ce droit-là pour m'en servir. Yit-on jamais plus drôle de situalion? Il me donnait le maximum (que je ne lui demaadûs pas) avec joie. Je lui demande le minimum et il consent à regret. Il est jaloux de ma prose, c'est YOthello de la copie. J'en ris avec mes enrants, mais ne parlez pas de cela. Sa fureur contre vous en augmenterait et il se vengerait par ces 6reintementg pour lesquels il trouve des rédacteurs faits pour lui. ie voudrais tous le donner bientôt, ce roman ; mais il me faut mûrir un sujet qui ait de l'animation ou une couleur historique intéressante en feuilletons.

Tenez bon pour mademoiselle Broizat (rôle d'Edmée). Je n'ai pas vu mademoiselle Petit, je n'en puis médire, mais j'ai vu l'autre, et je la crois excellente.

Puisque le rôle de Jean le Tors est distribué, je voudrais qu'au moins Clerh jouât le bonhomme Patience: Daquesnel le lui a promis; faites pour Clerh ce que vous pourrez.

J'ai cherché, dans mes dessins, de quoi satisfaire M. de Concourt. Hais ce ne sont que noies de voyage quin'onid'intérëtque pburmoietqui, par eux-mêmes, n'ont aucune espèce de mérite ni de valeur. Or, si ce n'est qu'une affaire de curiosité, pour montrer au public combien les littérateurs dessinent bêtement, c'est pas la peine de se donner un ridicule.

J'espère encore un mot de vous demain malin pour

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